Donald Trump a encore 75 jours de présidence: et si c’était les pires?

Quoique battu par Joe Biden, futur leader des Etats-Unis, le sortant conserve un immense pouvoir en tant que président et chef des armées… et il n’a rien à perdre.

ÉTATS-UNIS – Alors que Donald Trump s’apprête à entamer les derniers jours de sa présidence -qui pourraient bien être les pires- les Américains s’inquiètent de ce que leur réserve un président qui proposait de tirer sur les migrants et d’utiliser les armes nucléaires contre les ouragans.

Aussi excessif, imprudent et irréfléchi qu’il ait pu se montrer jusqu’ici, ses critiques font remarquer qu’il était en période électorale, ce qui n’est plus cas. Battu par Joe Biden lors de cette présidentielle 2020, il n’a plus besoin de se modérer.

“Il fera tout son possible pour semer le désordre”, explique affirme Michael Cohen, l’ex-avocat personnel du président, jugé et condamné à trois ans de prison pour avoir notamment acheté, juste avant l’élection de 2016, le silence de femmes qui avaient eu des relations avec Donald Trump.

D’après lui, le président “s’exprimera à la télé, la radio et dans la presse pour se plaindre qu’on lui a volé ces élections à coup de fraudes et d’ingérence étrangère. Il ne reconnaîtra jamais qu’il doit sa défaite à son incompétence et son arrogance.”

Trump quittera la Maison Blanche le 20 janvier

Le gagnant, Joe Biden, doit prendre ses fonctions à midi le 20 janvier 2021, mais Donald Trump conserve ses prérogatives présidentielles pendant encore 75 jours, y compris son rôle de chef des forces armées et de l’arme nucléaire américaines.

Il a dit qu’il n’avait pas l’intention de faciliter la passation de pouvoir en raison de l’enquête du FBI sur l’aide russe dont il aurait bénéficié lors de la campagne de 2016, ce que le président qualifie d’“espionnage.”

“On en parle, de la transition que j’ai eue quand vous avez espionné ma campagne et quand vous avez essayé de faire tomber le président des États-Unis?” pestait-il encore la semaine dernière lors d’un meeting en Pennsylvanie.

La Maison Blanche a refusé toute demande de commentaire sur cette affaire.

Sous couvert d’anonymat, un ex-haut fonctionnaire estime que les inquiétudes de Michael Cohen et consorts sont exagérées. “Je ne pense pas qu’il fera quoi que ce soit qui sorte de l’ordinaire”, commente-t-il à propos du président.

Mais un conseiller de longue date, qui préfère lui aussi garder l’anonymat, imagine tout à fait que Donald Trump exigera la démission d’Anthony Fauci, le spécialiste en maladies infectieuses du groupe de travail sur la pandémie de coronavirus. Il pourrait aussi congédier Christopher Wray, le directeur du FBI et Gina Haspel, la directrice de la CIA, qui l’ont contredit à plusieurs reprises. “Soit il va virer Wray, Fauci et Haspel et faire des siennes, soit il va se tenir à carreau pour se faire bien voir. Ça sera intéressant à voir. Et c’est du 50-50”, ajoute-t-il.

Et si Trump passait son temps au golf?

Ruth Ben-Ghiat, historienne et spécialiste des régimes autoritaristes à l’université de New York, est sûre que le président sortant “va se venger de ceux qui lui ont manqué de loyauté”. Daniel Goldman, ex-procureur fédéral qui a notamment été l’avocat des démocrates dans la procédure de destitution de Donald Trump, prévoit 11 semaines bien chargées pour le président et son équipe.

Selon lui, on peut s’attendre à “toutes sortes de décrets pour invalider d’autres réglementations de l’ère Obama, l’adoption en catimini de nouvelles réglementations, des tentatives d’intimider et de neutraliser différentes agences gouvernementales, et à ce qu’il utilise les leviers du pouvoir pour avancer les pions qui serviront ses intérêts financiers après la présidence. Sans oublier un nombre record de pardons présidentiels” pour ses complices.

Évidemment, les réglementations indûment rédigées et adoptées peuvent toujours être invalidées par un recours en justice. Même celles qui seront établies en bonne et due forme dans les derniers mois du gouvernement pourraient être rapidement abrogées par le nouveau Congrès, et tous ses décrets, immédiatement annulés par Joe Biden dès sa prise de fonction.

D’autres familiers de Donald Trump s’interrogent sur l’intérêt qu’il va manifester pour ses fonctions s’il perd les élections. Anthony Scaramucci, un vieil ami du président qui a brièvement servi de conseiller à la Maison-Blanche, résume en trois mots le programme le plus probable du dirigeant en fin de mandat: “Jouer au golf”. Ce qu’il faisait au moment où sa défaite a été annoncée au monde entier.

Cet article, publié sur Le HuffPost USa été traduit par Valeriya Macogon pour Fast ForWord.

Etats-Unis: près de 240’000 déplacés par les incendies en Californie

FEUX Une vingtaine d’incendies ravagent encore la Californie. Près de 240’000 personnes ont été déplacées. Alors que d’autres états sont venus prêter main-forte aux pompiers californiens, une aide internationale a été demandée.

Près de 240’000 personnes ont jusqu’ici été évacuées pour échapper aux incendies qui ravagent la Californie. Les autorités ont reçu, ces dernières heures, des renforts en hommes et en matériel, avant une possible nouvelle série d’orages.

Une vingtaine de foyers majeurs étaient encore en activité dimanche, dont le LNU Lightning Complex et le SCU Lightning Complex, respectivement au nord et au sud-est de San Francisco.

Le LNU a déjà traversé plus de 138’000 hectares, ce qui en fait le deuxième incendie le plus important en périmètre de l’histoire de la Californie, derrière le Mendocino Complex, et ses 185’000 hectares partis en fumée en juillet 2018.

Le SCU Complex est lui déjà le troisième incendie le plus ravageur, avec plus de 137’000 hectares détruits, alors qu’il n’était contenu qu’à 10% dimanche matin.

Au total, sur l’ensemble des feux d’ampleur répertoriés en Californie, qui ont entraîné au moins cinq décès, plus de 1000 bâtiments ont été détruits, dont 845 pour le seul LNU Complex, qui était contenu à 17% dimanche.

Des renforts demandés

Près de 240’000 personnes ont été évacuées dans le «Golden State», le surnom de cet Etat, a indiqué dimanche Daniel Berlant, porte-parole de l’agence californienne de protection contre les incendies, CalFire, dans une vidéo postée sur Twitter.

Les autorités californiennes ont reconnu que les effectifs étaient, dans un premier temps, insuffisants pour lutter efficacement contre autant d’incendies de grande ampleur.

Mais les pompiers de Californie ont reçu, ces dernières heures, le renfort d’hommes et de matériel venus de plusieurs Etats américains, notamment l’Oregon, le Texas, l’Arizona ou le Nouveau-Mexique, a annoncé le porte-parole de CalFire. Environ 200 hommes de la Garde nationale ont également été mobilisés, et environ 14’000 pompiers étaient à pied d’œuvre dimanche.

Aide internationale

Dimanche, les soldats du feu pouvaient compter sur plus de 200 appareils volants, avions et hélicoptères, y compris des avions militaires modifiés pour combattre les incendies. Le gouverneur Gavin Newsom a sollicité l’aide du Canada et de l’Australie.

Déjà sous tension, la Californie se préparait à vivre une nouvelle séquence météo marquée par de possibles orages jusqu’à mardi, susceptibles d’entraîner des départs de feux.

C’est déjà une série d’orages et une vague de plus de 12’000 éclairs, le week-end dernier et en début de semaine, qui ont déclenché les incendies actuellement en cours en Californie.

Article du : lenouvelliste

 

Un juge refuse de bloquer la sortie du livre explosif de John Bolton sur Trump

Dans son livre, dont des extraits ont été publiés par des journaux, l’ex-conseiller à la sécurité nationale critique notamment les décisions du président américain, « motivées par des calculs de réélection ».

Les efforts déployés par la Maison Blanche pour empêcher la publication du livre de John Bolton, prévue le 23 juin, auront été vains. Un juge américain a refusé, samedi 20 juin, de bloquer la sortie du livre explosif de l’ex-conseiller de Donald Trump, John Bolton, où il écorche le président-candidat, déjà sous pression à quelques mois de l’élection présidentielle.

Le président américain a réagi en affirmant que son ex-conseiller payerait un prix « très fort » pour avoir publié son ouvrage sans autorisation de la Maison Blanche.

John Bolton « a fait courir un risque à la sécurité nationale des Etats-Unis » et « a mis son pays en danger », a souligné le juge du tribunal fédéral de Washington, Royce Lamberth, dans sa décision. Mais « le gouvernement n’a pas réussi à établir qu’une interdiction empêcherait des dommages irréparables. Sa requête est donc rejetée », a-t-il conclu.

Le juge Lamberth a souligné que le livre avait déjà largement circulé et qu’il était désormais « un secret de Polichinelle ». Selon l’éditeur, plus de 200 000 copies ont déjà été envoyées à des librairies à travers le pays.

« Nous saluons aujourd’hui cette décision de la Cour rejetant la tentative du gouvernement d’éliminer le livre » de John Bolton, a commenté son avocat Charles Cooper.

L’image d’un président incompétent et moqué

Le juge a reconnu que John Bolton ne semblait pas avoir demandé d’« autorisation écrite » à la Maison Blanche avant publication, qui aurait certifié qu’aucun des éléments « classifiés » ne figurait dans le livre. Il a sous-entendu qu’une action distincte en justice, menée aussi par le gouvernement, pourrait faire perdre à M. Bolton les 2 millions de dollars d’avance qu’il avait reçus pour rédiger l’ouvrage, en raison de la rupture d’accords de confidentialité. Le magistrat est également chargé de cet autre dossier.

« Le gouvernement entend tenir Bolton pour responsable du respect de ses accords et s’assurer qu’il ne reçoive aucun profit de sa décision honteuse de placer son désir d’argent et d’attention au-dessus de son engagement à protéger la sécurité nationale », a insisté la Maison Blanche.

Intitulé The Room Where it Happened (La pièce où cela s’est passé), l’ouvrage chronique les dix-sept mois passés par l’auteur auprès de l’occupant du bureau Ovale comme conseiller à la sécurité nationale, en 2018-2019.

Dans cet ouvrage au vitriol, l’ancien conseiller à la Maison Blanche alimente l’image d’un président américain incompétent sur la scène internationale, moqué par de hauts responsables de sa propre administration et faisant passer sa soif de réélection le 3 novembre avant l’intérêt du pays.

« SUPER VICTOIRE DEVANT LA JUSTICE contre Bolton. Evidemment, le livre ayant déjà circulé et fuité auprès de nombreuses personnes et des médias, le juge très respectable n’aurait rien pu faire pour l’arrêter », a réagi Donald Trump sur Twitter.

« Bolton a enfreint la loi et a été dénoncé et blâmé pour l’avoir fait et payera un prix très fort. Il aime lâcher des bombes sur les gens et les tuer. Maintenant, des bombes vont tomber sur lui ! », a menacé le président américain, en évoquant les positions va-t-en-guerre en diplomatie de son ex-conseiller.

Donald Trump ne veut plus parler à Xi Jinping « pour le moment »

La relation a continué à se détériorer entre Donald Trump et Xi Jinping depuis l’éclatement de la crise du coronavirus.

J’ai une très bonne relation [avec lui] mais pour le moment, je ne veux pas lui parler, a déclaré M. Trump sur Fox Business.

Interrogé sur les différentes mesures de rétorsion qu’il pourrait envisager, il s’est montré menaçant : Il y a beaucoup de choses que nous pourrions faire. Nous pourrions rompre toute relation.

Si on le faisait, que se passerait-il?, a-t-il poursuivi. On économiserait 500 milliards de dollars si on rompait toute relation, a-t-il encore dit.

Depuis des semaines, le président américain Donald Trump accuse les autorités chinoises d’avoir dissimulé l’ampleur de l’épidémie, apparue fin 2019 dans la ville de Wuhan (centre de la Chine), et d’avoir ainsi facilité sa propagation.

Pékin dément et affirme avoir transmis le plus vite possible toutes les informations à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et à d’autres pays, dont les États-Unis.

Ils auraient pu l’arrêter, a martelé le locataire de la Maison-Blanche sur la chaîne Fox Business.

Agence France-Presse

La Chine veut peser de tout son poids à l’ONU

Affichant son rôle de grande puissance, la Chine s’implique de plus en plus dans une Organisation des Nations Unies fragilisée par les coups de boutoir de l’administration Trump. Ses contributions financières augmentent, tout comme le nombre de postes à la tête des agences spécialisées de l’ONU. 

Source: swissinfo.ch

Blackout Tuesday, une initiative contre-productive ?

Lancé par l’industrie musicale américaine, ce mouvement de soutien aux manifestants contre le racisme après la mort de George Floyd a eu des effets inattendus. Notamment sur Instagram, où les écrans noirs ont eu tendance à noyer les informations relatives au mouvement Black Lives Matter.

De nombreux utilisateurs d’Instagram ont pu le constater, leur fil est rempli de carrés noirs affichés sur les comptes de leurs abonnés en signe de soutien aux manifestants contre le racisme et les violences policières aux États-Unis.

Un phénomène qui s’inscrit dans le mouvement Blackout Tuesday [“Mardi débranché], qui découlait lui-même “essentiellement de l’initiative #TheShowMustBePaused [#LeSpectacleDoitÊtreMisEnPause]” lancée par une partie de l’industrie musicale américaine en réaction à la mort de George Floyd, comme le rappelle Variety.

Problème, selon ce magazine spécialisé dans l’actualité du divertissement : en reprenant aussi le hashtag #BlackLivesMatter (#LesViesNoiresComptent) pour accompagner leurs écrans noirs, les utilisateurs des réseaux sociaux ont en fin de compte “empêché également la circulation d’informations importantes sur les manifestations, les collectes de fonds et d’autres questions cruciales pour le mouvement”.

“L’intention était bonne au départ, mais, pour parler franchement, cela nuit clairement au message”, a ainsi tweeté une activiste citée par Variety, alors que d’autres utilisateurs ont lancé des appels à abandonner l’usage du #BlackLivesMatter sous cette forme sur Instagram

Source: Courrier International

Etats-Unis : Donald Trump veut priver les réseaux sociaux de leur protection

Le président américain a signé, jeudi, un décret visant à limiter la protection dont bénéficient les services comme Twitter et Facebook.

Donald Trump est passé à l’acte, jeudi 28 mai. Ulcéré par la décision de Twitter d’ajouter un lien à deux messages publiés mardi qui spécifiait qu’il avançait des contre-vérités à propos de la fiabilité du vote par correspondance, le président des Etats-Unis a signé un décret exécutif qui invite les agences fédérales concernées à réexaminer la pierre angulaire sur laquelle se sont développés les réseaux sociaux. Il s’agit de la section 230 (c) de la Communications Decency Act, une loi de 1996, qui prévoit que les sites et services qui permettent aux internautes de publier des messages ne sont pas directement responsables de ces messages.

« Ils ont le pouvoir non contrôlé de censurer, éditer, dissimuler ou modifier toute forme de communication entre des individus et de larges audiences publiques. Il n’y a pas de précédent dans l’histoire américaine qu’un si petit nombre de sociétés contrôlent une si grande sphère d’interaction humaine », a pesté le président des Etats-Unis à propos des mastodontes des réseaux sociaux. La charge est paradoxale puisque l’ancien homme d’affaires a bâti en partie sa carrière politique sur un usage effréné de Twitter. Son compte est suivi aujourd’hui par plus de 80 millions d’abonnés.

Source: Le Monde

Trump et Twitter : ils se sont tant aimés.

Rien ne va plus entre le président et le réseau social, qui – pour la première fois – a signalé un tweet de Trump. @realDonaldTrump a promis de se venger.

Ces derniers jours, Donald Trump est déchaîné. Via son arme favorite, le tweet, il a accusé de meurtre – sans l’ombre d’une preuve – l’animateur d’une émission politique, il s’est moqué de Joe Biden parce qu’il portait un masque, il a retweeté les élucubrations d’un extrémiste de droite qui a traité Hillary Clinton de « pouffiasse », il a mentionné des théories du complot accusant Obama d’espionnage… Cela fait des années qu’il affirme tout et n’importe quoi à ses quelque 80 millions de followers. Avec la bénédiction de Twitter, qui a toujours défendu sa liberté d’expression.

Source: Le Point.fr