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Super Bowl: Taylor Swift en 5 moments marquants

La soirée du Super Bowl est aussi devenue la soirée Taylor Swift, tellement sa présence dimanche au Allegiant Stadium a attiré l’attention! Voici cinq moments qui ont particulièrement fait jaser la toile.

UNE ARRIVÉE REMARQUÉE

Aux côtés de son amie Blake Lively et Ice Spice, Taylor Swift est finalement arrivée à temps au Super Bowl. Après quelques concerts à Tokyo dans le cadre de son Eras Tour, Taylor Swift a dû se dépêcher pour encourager son amoureux Travis Kelce des Chiefs. Taylor Swift a été accueillie comme une reine, et a même été saluée par Roger Goodell, commissaire de la NFL.

UNE PETITE DANSE AVEC BLAKE LIVELY

Durant la prestation de Post Malone, Taylor Swift a été surprise par la caméra en train de danser bien collée avec l’actrice Blake Lively, qu’on a pu notamment voir dans Green Lantern et The Age of Adaline. Blake Lively, épouse de l’acteur Ryan Reynolds, fait partie de la garde rapprochée de Taylor Swift. Elle était d’ailleurs à l’anniversaire de Taylor Swift en décembre dernier.

ET UNE BIÈRE, UNE!

Que serait le Super Bowl sans d’improbables quantités d’alcool? En pleine dégustation, Taylor Swift est apparue sur l’écran géant du stade avec sa très bonne amie Ashley Avignone, styliste et designer. Les fans ont carrément hurlé – ou hué dans le cas des fans de l’équipe adverse – lorsqu’elle a déposé fortement son verre sur le comptoir. De la folie, vous dites?

EXPLOSION DE JOIE POUR LA VICTOIRE DES CHIEFS

Taylor Swift a littéralement sauté de joie devant la victoire des Chiefs, l’équipe de son amoureux. Entourée de Lana Del Rey, Blake Lively, Ice Spice et de nombreuses autres personnes, elle a dû s’accrocher pour ne pas tomber tellement l’ambiance était à la fête!

QUAND TRAVIS KELCE VOIT TAYLOR SWIFT

Dès la partie terminée, Taylor Swift s’est rendue sur le terrain avec la mère de son amoureux, Donna Kelce, dans l’excitation la plus totale. 

Après avoir remporté le Super Bowl avec les Chiefs, Travis Kelce semblait aux anges. En apercevant son amoureuse, il s’est précipité pour la serrer dans ses bras devant des tonnes de caméras. Le couple extrêmement médiatisé ne semble pas s’inquiéter de l’attention qu’il reçoit si on en croit les nombreuses accolades et baisers échangés en public après la victoire.

Text by Journal de Montreal MÉLISSA PELLETIER

L’Apple Vision Pro vient de sortir, et le casque de réalité virtuelle et augmentée donne déjà des idées aux Américains

L’Apple Vision Pro, le casque lancé en grande pompe par la marque à la pomme connaît déjà des dérives, moins de deux jours après sa sortie aux États-Unis.

TECHNOLOGIE – Comme pour tout, il y a un lieu et un temps pour utiliser l’Apple Vision Pro, le casque en réalité virtuelle et augmentée de la marque à la pomme sorti vendredi 2 février aux États-Unis. Or si cela fait moins de 48 heures qu’il est disponible à l’achat pour 3 500 dollars, son utilisation a déjà conduit à des situations cocasses, voire parfois dangereuses.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article, l’un des nouveaux propriétaires de l’Apple Vision Pro a par exemple eu la mauvaise idée de l’utiliser tout en conduisant de sa Tesla. On le voit avoir tout juste une main sur le volant, préférant les utiliser pour naviguer sur son casque en réalité augmentée pendant que le pilote automatique du véhicule fait le reste. Cette vidéo devenue virale n’est évidemment pas à reproduire, au risque de provoquer un accident.

Des avis mitigés

Si Tim Cook, PDG d’Apple parle d’un « appareil révolutionnaire », les lunettes à réalité augmentée et les casques de réalité virtuelle ou mixte ne sont pourtant pas nouveaux.

Meta (Facebook, Instagram), voisin d’Apple dans la Silicon Valley, a ainsi largement contribué à faire émerger ce marché avec ses casques Quest et ses lunettes Ray-Ban, mais aussi en matraquant l’idée que l’avenir d’Internet serait dans une sorte de « métavers », soit un univers virtuel où se mélangent nos environnements physique et numérique.

Mais malgré ces premières avancées, les entreprises, experts et particuliers qui croient à ce futur attendaient avec impatience le premier appareil d’Apple. Car la marque à la pomme a la réputation de ne lancer que des produits ultra-perfectionnés, qui donnent le « la » au reste de l’industrie. En l’occurrence, les premières critiques sont mitigées, surtout étant donné le prix prohibitif.

Manque d’applications

Les testeurs se disent bien fascinés par la qualité de l’image et la facilité d’utilisation : il suffit de fixer des yeux une application et de taper des doigts pour l’ouvrir ou la fermer. Mais ils s’agacent que la batterie soit encombrante et se moquent des « personas », ces étranges avatars photoréalistes qui représentent les utilisateurs lors de visioconférences.

À cela s’ajoute un problème majeur : le manque d’applications disponibles sur l’App Store et compatible avec l’Apple Vision Pro. Des plateformes très populaires, comme Netflix ou YouTube, ont choisi de ne pas concevoir d’applications ad hoc pour le Vision Pro pour le moment. Si seulement 150 applications étaient initialement prévues, Apple a mis les bouchées doubles (et même quadruple), en annonçant, jeudi, qu’il en comptait finalement plus de 600.

Mort de Carl Weathers

L’acteur Carl Weathers, célèbre pour avoir incarné Apollo Creed dans «Rocky» aux côtés de Sylvester Stallone, et le colonel Al Dillon dans «Predator» avec Arnold Schwarzenegger, nous a quittés le jeudi 2 février à l’âge de 76 ans.
Sa famille a déclaré dans un communiqué qu’il était décédé paisiblement dans son sommeil.
Les plus jeunes le connaissent sûrement pour son rôle de Greef Karga dans «The Mandalorian».

Jour de la marmotte

Le 2 février, c’est le Jour de la Marmotte, une tradition météorologique aux États-Unis et au Canada, célébrée de manière spéciale en Pennsylvanie. « Un jour sans fin » avec Bill Murray a contribué à populariser cette tradition, l’inscrivant davantage dans la culture populaire.

Un prof du Texas viré après avoir lu le « Journal » d’Anne Frank à ses élèves

L’enseignant a été licencié après la lecture d’un extrait adapté sous forme de roman graphique.

ÉTATS-UNIS – Au collège, vous avez peut-être lu le Journal d’Anne Frank en classe, ce journal intime d’une jeune fille juive exilée aux Pays-Bas sous le régime nazi. Mais début septembre, au Texas, un professeur a été renvoyé pour avoir lu des extraits du roman à ses élèves en classe de quatrième. Selon le district scolaire concerné, cette version du Journal d’Anne Frank contiendrait des éléments pornographiques.

L’extrait qui fait polémique est tiré d’un roman graphique adapté de l’œuvre originale, qui inclut des passages coupés dans d’autres éditions. Et l’un de ces passages concerne, entre autres, une description du clitoris écrite par Anne Frank. L’adolescente y mentionne aussi son attirance pour une autre fille.

Après que des parents d’élèves se sont plaints de la lecture de ces passages « inappropriés », le professeur a été licencié, rapporte la chaîne de télévision KFDM. Ce n’est pas la première fois que cette adaptation est contestée : l’année dernière au Texas, l’ouvrage avait été retiré de certaines bibliothèques.

Pourtant, le Fonds Anne Frank qui gère les droits d’auteur des différentes éditions du journal s’était déjà défendu sur le contenu de ce roman graphique, expliquant qu’un livre écrit par une jeune fille de 12 ans était parfaitement approprié pour ses pairs.

Une vague de censure inquiétante

Mais la polémique ne s’arrête pas là : le roman graphique a aussi été banni dans plusieurs districts de Floride. Un exemple parmi tant d’autres aux États-Unis, où les bibliothèques scolaires font face à une vague de censure grandissante depuis 2021. Des lois de restrictions votées par des élus républicains se multiplient, et sans aucune surprise, ce sont des livres concernant des communautés marginalisées et traitant de sujets comme les discriminations, le genre ou la sexualité qui sont interdits.

Les exemples fleurissent, particulièrement dans les États conservateurs : dans un district en Floride, un livre sur deux pingouins mâles qui élèvent un bébé pingouin ensemble avait été interdit en maternelle et en primaire. En Caroline du Sud, c’était le mémoire de Ta-Nehisi Coates sur le racisme systémique, Une colère noire, qui avait été pointé du doigt par des élèves, qui étaient parvenus à censurer l’ouvrage dans leur lycée.

La polémique monte, au point que ce mardi 19 septembre, 175 artistes et militants, dont Ariana Grande, Roxane Gay ou encore Mark Ruffalo, ont signé une lettre ouverte condamnant cette vague de censure. « Bientôt, ces idéologues régressifs vont se tourner vers d’autres formes d’art et de divertissement, persistant dans leurs attaques qui font des communautés marginalisées, particulièrement les personnes racisées et celles de la communauté LGBTQ +, des boucs émissaires, » dénonce le texte, qui appelle à défendre la liberté artistique.

Text by huffingtonpost.fr /Émilie Rappeneau

Trump plaide non coupable de tentative de manipulation d’élection

L’ex-président américain Donald Trump a plaidé non coupable, selon un document judiciaire déposé jeudi. Il est inculpé de tentative d’inverser le résultat de la présidentielle de 2020 dans l’Etat de Géorgie.

Il s’agit du quatrième dossier pénal dans lequel est poursuivi le magnat, qui brigue de nouveau la Maison Blanche et reste le favori pour les primaires républicaines. La date de son procès dans cette affaire n’a pas encore été fixée.

Convoqué le 6 septembre pour sa mise en accusation publique en Géorgie, l’ex-président a indiqué dans le document judiciaire qu’il renonçait à son droit d’apparaître devant le juge et ne devrait donc pas se déplacer de nouveau à Atlanta.

M. Trump et 18 autres personnes, dont son ancien avocat Rudy Giuliani, ont été inculpés mi-août de tentatives illicites d’obtenir l’inversion du résultat de l’élection de 2020 dans cet Etat clé, remporté par l’actuel président démocrate Joe Biden.

La loi sur la délinquance en bande organisée, utilisée par la procureure dans ce dossier, prévoit des peines de cinq à vingt ans de prison.

Dans ce dossier, Donald Trump a dû se rendre la semaine dernière dans une prison d’Atlanta pour être fiché. Il y a été soumis à une prise de photo d’identité judiciaire, une première pour un ancien président américain, avant de rapidement repartir.

Marathon judiciaire

Le septuagénaire est en outre accusé à New York de paiements suspects à une ancienne actrice de films X, et par la justice fédérale de pressions électorales lors de la présidentielle de 2020 ainsi que de gestion négligente de documents confidentiels après son départ de la Maison Blanche.

L’ancien président a plaidé non coupable dans toutes ces affaires. Il attribue systématiquement ses déboires judiciaires à l’administration Biden, qu’il accuse d' »ingérence électorale » pour lui barrer la route à la Maison Blanche. Joe Biden est également candidat pour la prochaine présidentielle.

« Je n’ai rien fait de mal » en remettant en cause les résultats de la présidentielle de 2020, a martelé le tribun.

Le tempétueux républicain s’apprête en tout cas à vivre une année 2024 hors norme, entre campagne électorale et plusieurs procès, en mars et en mai – un calendrier qui pourrait encore évoluer. La présidentielle se tiendra elle en novembre.

Paradoxalement, chaque rebondissement judiciaire lui rapporte des millions de dollars en dons de campagne, versés par des trumpistes convaincus qu’il est victime d’une cabale politique.

Text by Keystone-ATS

Sous-marin Titan : Pourquoi les eaux autour du Titanic sont toujours dangereuses

À l’automne 1911, un énorme morceau de glace s’est détaché d’un glacier situé au sud-ouest de la vaste calotte glaciaire du Groenland. Au cours des mois suivants, il a lentement dérivé vers le sud, fondant peu à peu au gré des courants marins et du vent.

Puis, par la nuit froide et sans lune du 14 avril 1912, un iceberg de 125 mètres de long (410 pieds) – tout ce qui restait du morceau de glace d’environ 500 mètres qui avait quitté un fjord du Groenland l’année précédente – est entré en collision avec le paquebot RMS Titanic, qui effectuait son voyage inaugural de Southampton, au Royaume-Uni, à New York, aux États-Unis. En moins de trois heures, le navire a coulé, entraînant dans sa chute plus de 1 500 passagers et membres d’équipage. L’épave gît désormais à près de 3,8 km sous les vagues, à près de 400 miles (640 km) au sud-est de la côte de Terre-Neuve.

Les icebergs constituent toujours un danger pour la navigation : en 2019, 1 515 icebergs ont dérivé suffisamment au sud pour pénétrer dans les couloirs de navigation transatlantiques entre les mois de mars et d’août. Mais la dernière demeure du Titanic comporte ses propres dangers, ce qui signifie que les visites de l’épave la plus célèbre du monde représentent un défi de taille.

  • A quoi peut-on s’attendre après le décès des membres de l’équipage du sous-marin Titan ?
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Après la disparition d’un submersible de cinq personnes qui transportait des passagers payants lors d’une excursion sur l’épave du Titanic, la BBC s’intéresse à cette région du fond de l’océan.

Les profondeurs de l’océan sont sombres. La lumière du soleil est très rapidement absorbée par l’eau et ne peut pas pénétrer à plus de 1 000 mètres de la surface. Au-delà, l’océan est plongé dans une obscurité perpétuelle. C’est pour cette raison que le Titanic se trouve dans une région connue sous le nom de « zone de minuit ».

Les expéditions précédentes sur le site de l’épave ont décrit une descente de plus de deux heures dans l’obscurité totale avant que le fond de l’océan n’apparaisse soudainement sous les lumières du submersible.

La ligne de visée étant limitée au-delà des quelques mètres éclairés par les feux de bord du submersible de la taille d’un camion, la navigation à cette profondeur est un véritable défi, et il est facile de se retrouver désorienté sur le fond marin.

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Les cartes détaillées du site de l’épave du Titanic, établies grâce à des décennies de balayage à haute résolution, peuvent toutefois fournir des points de repère lorsque des objets sont visibles. Le sonar permet également à l’équipage de détecter des caractéristiques et des objets au-delà de la petite zone de lumière éclairée par le submersible.

Les pilotes de submersibles s’appuient également sur une technique connue sous le nom de navigation inertielle, qui utilise un système d’accéléromètres et de gyroscopes pour suivre leur position et leur orientation par rapport à un point de départ et à une vitesse connus. Le submersible Titan d’OceanGate est équipé d’un système de navigation inertielle autonome de pointe qu’il associe à un capteur acoustique appelé Doppler Velocity Log pour estimer la profondeur et la vitesse du véhicule par rapport au fond de la mer.

Malgré cela, les passagers des précédents voyages sur le Titanic avec OceanGate ont décrit à quel point il est difficile de trouver son chemin une fois arrivé au fond de l’océan. Mike Reiss, un scénariste de comédies télévisées, qui a travaillé sur les Simpsons et a participé à un voyage avec OceanGate sur le Titanic l’année dernière, a déclaré à la BBC : « Lorsque vous touchez le fond, vous ne savez plus où vous en êtes. Nous avons dû nous agiter à l’aveuglette au fond de l’océan en sachant que le Titanic se trouvait quelque part, mais il fait tellement noir que la plus grosse chose sous l’océan se trouvait à seulement 500 mètres de nous et nous avons passé quatre-vingt-dix minutes à la chercher. »

Des profondeurs écrasantes

Plus un objet s’enfonce dans l’océan, plus la pression de l’eau autour de lui augmente. Sur le fond marin, à 3 800 m de profondeur, le Titanic et tout ce qui l’entoure subissent des pressions d’environ 40 MPa, soit 390 fois plus élevées qu’à la surface.

« Pour mettre cela en perspective, c’est environ 200 fois la pression d’un pneu de voiture », a expliqué Robert Blasiak, chercheur en océanographie au Stockholm Resilience Centre de l’université de Stockholm, à l’émission « Today » de la BBC Radio 4. « C’est pourquoi il faut un submersible aux parois très épaisses. » Les parois en fibre de carbone et en titane du submersible Titan sont conçues pour lui permettre de fonctionner à une profondeur maximale de 4 000 mètres.

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Les forts courants de surface qui peuvent entraîner les bateaux et les nageurs hors de leur trajectoire nous sont probablement plus familiers, mais les profondeurs de l’océan sont également parcourues par des courants sous-marins. Bien qu’ils ne soient généralement pas aussi puissants que ceux que l’on trouve à la surface, ils peuvent néanmoins entraîner le déplacement de grandes quantités d’eau. Ils peuvent être alimentés par des vents de surface qui influencent la colonne d’eau en dessous, par des marées en eaux profondes ou par des différences de densité de l’eau dues à la température et à la salinité, ce que l’on appelle les courants thermohalins. De rares événements connus sous le nom de tempêtes benthiques – qui sont généralement liés à des tourbillons à la surface – peuvent également provoquer des courants puissants et sporadiques susceptibles d’emporter des matériaux sur le fond marin.

Les informations dont on dispose sur les courants sous-marins autour du Titanic, qui est divisé en deux parties principales après que la proue et la poupe se sont séparées lors du naufrage, proviennent de recherches portant sur les formes du fond marin et sur le mouvement des calmars autour de l’épave.

On sait qu’une partie de l’épave du Titanic se trouve à proximité d’une section du fond marin affectée par un courant d’eau froide s’écoulant vers le sud, connu sous le nom de « Western Boundary Undercurrent » (sous-courant de la frontière occidentale). Le flux de ce « courant de fond » crée des dunes migratoires, des ondulations et des motifs en forme de ruban dans les sédiments et la boue du plancher océanique, qui ont permis aux scientifiques d’en comprendre la force. La plupart des formations observées sur les fonds marins sont associées à des courants relativement faibles ou modérés.

Les ondulations de sable le long de la bordure orientale du champ de débris du Titanic – l’éparpillement des effets personnels, des accessoires, des installations, du charbon et des parties du navire lui-même qui se sont répandus lors du naufrage – indiquent l’existence d’un courant de fond d’est en ouest, tandis qu’à l’intérieur du site principal de l’épave, affirment les scientifiques, les courants tendent du nord-ouest au sud-ouest, peut-être en raison des plus gros morceaux de l’épave, qui modifient leur direction.

Au sud de la partie avant, les courants semblent particulièrement changeants, allant du nord-est au nord-ouest et au sud-ouest.

De nombreux experts s’attendent à ce que le vannage de ces courants finisse par ensevelir l’épave du Titanic dans les sédiments.

Gerhard Seiffert, archéologue marin spécialisé dans les eaux profondes, qui a récemment dirigé une expédition visant à scanner l’épave du Titanic en haute résolution, a déclaré à la BBC qu’il ne pensait pas que les courants dans la zone étaient suffisamment forts pour représenter un risque pour un submersible – à condition qu’il soit alimenté en électricité.

« Je n’ai pas connaissance de courants représentant une menace pour un véhicule de haute mer en état de marche sur le site du Titanic », a-t-il déclaré. « Dans le cadre de notre projet de cartographie, les courants représentaient un défi pour la précision de la cartographie, et non un risque pour la sécurité. »

Coulées de sédiments

Après plus de cent ans passés au fond de la mer, le Titanic s’est progressivement dégradé. L’impact initial des deux sections principales du navire lors de la collision avec le fond marin a tordu et déformé de grandes parties de l’épave. Au fil du temps, les microbes qui se nourrissent du fer du navire ont formé des « rusticités » en forme de glaçons et accélèrent la détérioration de l’épave. En fait, les scientifiques estiment que l’activité bactérienne plus élevée sur la poupe du navire – due en grande partie aux dommages plus importants qu’elle a subis – la détériore quarante ans plus vite que la partie avant.

« L’épave s’effondre constamment, principalement à cause de la corrosion, explique M. Seiffert. Chaque année, un tout petit peu. Mais tant que vous restez à une distance de sécurité – pas de contact direct, pas de pénétration par les ouvertures – aucun dommage n’est à craindre. »

Bien que cela soit extrêmement improbable, des coulées soudaines de sédiments au fond de la mer ont déjà endommagé et même emporté des objets fabriqués par l’homme au fond de l’océan.

Les événements les plus importants – comme celui qui a sectionné les câbles transatlantiques au large de Terre-Neuve en 1929 – sont déclenchés par des phénomènes sismiques tels que les tremblements de terre. On prend de plus en plus conscience du risque que représentent ces événements, bien que rien n’indique qu’un événement de ce type soit impliqué dans la disparition du sous-marin Titan.

Au fil des ans, les chercheurs ont identifié des signes indiquant que le fond marin autour de l’épave du Titanic a été touché par d’énormes glissements de terrain sous-marins dans un passé lointain. D’énormes volumes de sédiments semblent avoir dévalé le long du talus continental depuis Terre-Neuve pour créer ce que les scientifiques appellent un « couloir d’instabilité ». Ils estiment que le dernier de ces événements « destructeurs » s’est produit il y a des dizaines de milliers d’années, créant des couches de sédiments d’une épaisseur pouvant atteindre 100 mètres. Mais ces événements sont extrêmement rares, explique David Piper, chercheur en géologie marine à la Commission géologique du Canada, qui a passé de nombreuses années à étudier les fonds marins autour du Titanic. Il compare ces événements à l’éruption du Vésuve ou du Mont Fuji en termes de fréquence – de l’ordre d’une fois tous les dizaines de milliers ou centaines de milliers d’années.

D’autres phénomènes connus sous le nom de courants de turbidité – où l’eau se charge de sédiments et s’écoule le long du talus continental – sont plus fréquents et peuvent être déclenchés par des tempêtes. « Nous montrons un intervalle de répétition d’environ cinq cents ans », explique M. Piper. Mais la topographie du fond marin dans la région devrait orienter les flux de sédiments vers une caractéristique connue sous le nom de « vallée du Titanic », ce qui signifierait qu’ils n’atteindraient pas du tout l’épave.

Selon Seiffert et Piper, il est peu probable qu’un tel événement ait pu jouer un rôle dans la disparition du submersible Titan.

D’autres caractéristiques géologiques autour du site de l’épave n’ont pas encore été explorées. Lors d’une précédente expédition sur le Titanic avec OceanGate, Paul-Henry Nargeolet, ancien plongeur de la marine française et pilote de submersible, a visité une mystérieuse anomalie qu’il avait détectée au sonar en 1996. Il s’est avéré qu’il s’agissait d’un récif rocheux, couvert d’animaux marins. Il espérait visiter un autre point de repère qu’il avait détecté près de l’épave du Titanic lors des dernières expéditions.

Alors que les recherches se poursuivent pour retrouver l’embarcation disparue, on dispose de peu d’indices sur ce qui a pu arriver au Titan et à son équipage. Mais dans un environnement aussi difficile et inhospitalier, les risques liés à la visite de l’épave du Titanic sont aussi pertinents aujourd’hui qu’ils l’étaient en 1986, lorsque les premières personnes à avoir posé les yeux sur le navire depuis son naufrage ont entrepris le voyage vers les profondeurs.

Text by Richard Gray / BBC Future

Un an après la gifle aux Oscars, la réponse cinglante de Chris Rock à Will Smith

L’humoriste, qui avait été frappé en direct par l’acteur en pleine cérémonie des Oscars après une blague sur l’épouse de celui-ci Jada Pinkett Smith, est revenu avec une certaine colère sur l’épisode dans un spectacle diffusé sur Netflix

Un an après avoir été giflé par Will Smith devant un public mondial, l’humoriste américain Chris Rock a riposté samedi, lâchant ses coups dans un numéro de stand-up diffusé sur la plateforme Netflix.

En mars 2022, l’acteur américain était monté sur la scène des Oscars et avait frappé l’humoriste qui venait de tourner en dérision la coupe de cheveux très court de sa femme, l’actrice Jada Pinkett Smith, qui souffre d’alopécie. Quelques minutes plus tard, Will Smith recevait l’Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans King Richard. Il s’est ensuite excusé auprès de Chris Rock, mais a été banni des Oscars pendant une décennie.

L’humoriste a lui refusé de porter plainte et a gardé un silence quasi-total sur l’incident depuis. Mais sur scène samedi à Baltimore, il est sorti de ses gonds, accusant la star hollywoodienne d’«indignation sélective», et affirmant qu’il s’en était pris à un homme plus petit que lui parce qu’il était contrarié que sa femme l’ait trompé.

«Will Smith pratique l’indignation sélective», a déclaré Chris Rock lors de ce spectacle diffusé en direct sur Netflix. L’humoriste a ajouté que Will Smith avait été largement moqué après un épisode du podcast de sa femme dans lequel le couple a parlé de la liaison de celle-ci et de la façon dont cela l’a affecté.

«Ça fait encore mal»

«Pourquoi faire ça?», a demandé Chris Rock. «Tout le monde l’a traitée de salope. Ils ont traité sa femme de prédatrice. Tout le monde l’a traité lui de salope», a-t-il dit, notant qu’il avait essayé de présenter son soutien après que la nouvelle de la liaison était devenue publique.

«Les gens (me) demandent «Ça fait mal?». Ça fait encore mal», a-t-il dit, en référence à la gifle reçue. «Will Smith est nettement plus grand que moi. Will Smith a joué le rôle de Mohamed Ali dans un film. Vous pensez que j’ai auditionné pour ça?», a-t-il lancé.

L’humoriste, qui semblait parfois en colère pendant son spectacle, a déclaré qu’avant la gifle, il avait toujours apprécié Will Smith, comme rappeur d’abord, puis comme acteur. «Il avait fait de grands films. J’ai soutenu Will Smith toute ma vie.» Mais il dit désormais se ranger du côté du maître d’esclaves qui bat le personnage de Will Smith dans son dernier film, Emancipation.

Texte by Le Temps avec l’AFP

« Maman, j’ai gagné un Oscar » : l’incroyable revanche de Ke Huy Quan

Sacré meilleur acteur dans un second rôle pour « Everything Everywhere All At Once », Ke Huy Quan, l’enfant-star de « Indiana Jones », n’avait pratiquement rien tourné durant 36 ans.

Il est des revanches plus savoureuses que d’autres. Celle du comédien Ke Huy Quan, Oscar du meilleur acteur dans un second rôle – c’était sa première nomination – à 51 ans, surpasse toutes celles de cette incroyable 95e cérémonie. Car il y en a eu, des destins contrariés à Hollywood qui ont enfin connu la reconnaissance durant cette soirée. Tel Brendan Fraser, ex-jeune premier blacklisté à la suite d’ennuis de santé et d’une agression sexuelle, qui a décroché la statuette de meilleur acteur pour sa performance d’hyper-obèse dans « The Whale ».

Lui aussi, c’était sa première nomination, tout comme deux comédiennes du long-métrage grand vainqueur de la soirée avec sept statuettes dont meilleur film, « Everything Everywhere All At Once » : Michelle Yeoh et Jamie Lee Curtis. La première repart, à 60 ans, avec l’Oscar de la meilleure actrice, après une longue et magnifique carrière ignorée jusque-là par l’Académie des Oscars. Une académie qui a également longtemps « oubliée » Jamie Lee Curtis malgré un formidable parcours professionnel : à 64 ans, la fille de Tony Curtis et Janet Leigh remporte, toujours grâce à ce film fou, la statuette de meilleure actrice dans un second rôle.

Mais celui qui a connu le chemin de vie – tant personnel que professionnel – le plus tortueux, c’est bien Ke Huy Quan. Il l’a rappelé, en larmes, sur la scène des Oscars : « Mon parcours à débuté sur un bateau ». Né à Saïgon en 1971, le jeune vietnamien fuit son pays dans des conditions précaires avec ses parents et d’autres « boat people » alors qu’il n’a que 4 ans. Réfugié aux Etats-Unis avec sa famille, il est repéré en Californie, où il est scolarisé, par Steven Spielberg alors qu’il n’a que 12 ans. Le cinéaste lui confie le rôle, adoré du public, de Demi-Lune, face à Harrison Ford dans « Indiana Jones et le Temple Maudit », énorme succès de l’année 1984 qui lance le désormais jeune comédien.

« Maman, j’ai gagné un Oscar »

L’année suivante, il enchaîne avec une autre production Spielberg : « Les Goonies ». Suivront quelques séries… et c’est à peu près tout. En l’espace de 36 ans, Quan ne va tourner que dans cinq longs-métrages, pour de rôles mineurs, et trois projets pour la télé. Hollywood l’a oublié. Mais lui ne va pas quitter le cinéma pour autant. Bardé de diplômes de langues et de cinéma, il est également spécialiste du taekwondo, art martial auquel il a été initié sur le tournage de « Indiana Jones ». Alors, pour gagner sa vie, il va devenir un acteur de l’ombre, plus précisément un cascadeur et une doublure, réglant les scènes très chorégraphiées de films d’action grâce à sa maîtrise du taekwondo sur des longs-métrages tels que « X-Men ».

Il est donc presque surpris quand les « Daniels », alias Daniel Kwan et Daniel Scheinert, les réalisateurs de « Everything Everywhere All At Once », lui proposent d’interpréter le mari de Michelle Yeoh dans le film. Mais eux, qui sont si cinéphiles et si épris de pop culture, n’ont pas oublié Demi-Lune. Et ils savent que ses compétences en arts martiaux serviront à merveille les nombreuses séquences d’action du film. Depuis, il vit avec sa nouvelle « famille » de cinéma un rêve éveillé. Car le long-métrage, baptisé « EEAAO » par le public, est devenu en quelques mois de 2022 le film-phénomène dont tous les Américains parlent. Ce qui a encore plus soudé cette équipe de vétérans d’Hollywood auxquels deux jeunes cinéastes ont su faire appel.

On comprend mieux l’émotion qui les a saisis tour-à-tour sur la scène des Oscars. En particulier celle Ke Huy Quan. L’enfant boat-people, qui a hurlé « Maman, j’ai gagné un Oscar », a vu « EEAAO » annoncé comme vainqueur du meilleur film par Harrison Ford, remettant d’un soir, et Steven Spielberg, concurrent malheureux, était présent dans la salle pour assister au triomphe tardif de Demi-Lune… Une histoire qui ferait un formidable scénario, auquel Spielberg pense peut-être déjà…

Texte by Le Parisien  Renaud Baronian 

NBA: LeBron James, un record pour l’éternité

Stratosphérique: LeBron James est devenu le meilleur marqueur de l’histoire de la NBA. Avec 38’390 points, le joueur des Lakers s’est emparé du record de Kareem Abdul-Jabbar.

LeBron James y est parvenu à 10 »9 de la fin du 3e quarter du revers des Lakers 133-130 à domicile devant Oklahoma City. C’est un shoot réussi en se retournant qui a soudainement fait s’arrêter le temps, le match, le souffle de quelque 20’000 fans -parmi lesquels des célébrités comme Jay-Z, LL Cool J, John McEnroe, Magic Johnson et des fortunés ayant payé jusqu’à 24’000 dollars le siège-, dans une Crypto.com Arena en fusion.

Tutoyant toujours l’excellence à 38 ans, « King » James, homme de nombreux autres records, 4 fois sacré champion, a réussi cet exploit au long cours pour sa 20e saison, en inscrivant les 36 points requis.

Aussi, une pause s’imposait pour célébrer cet exploit de James, envahi par les larmes au moment où sa famille et ses proches sont venus partager l’instant d’émotion, immortalisé par les caméras et les téléphones portables.

Il n’a pas manqué de remercier« les fidèles des Lakers, uniques en votre genre« . Sans oublier Kareem Abdul-Jabbar, venu pour l’occasion transmettre le flambeau. « Etre en présence d’une telle légende signifie beaucoup pour moi. C’est une grande leçon d’humilité, faites une ovation au capitaine, s’il vous plaît!« .

Une marque dure à battre

James avait convenu la semaine passée avoir conscience de s’arroger « l’un des plus grands records dans le sport en général, l’un de ceux dont on pense qu’il ne sera jamais battu« . Les faits lui donnent raison, car ce trône n’a changé qu’une fois de propriétaire depuis 1966, lorsque Abdul-Jabbar dépassa Wilt Chamberlain, désormais 7e sur la liste des meilleurs marqueurs de l’histoire.

Texte by RTS.ch agences/tai