DMX est mort, le rappeur américain avait 50 ans

Le rappeur DMX avait été hospitalisé il y a quelques jours après une crise cardiaque.

CULTURE – Le rappeur américain DMX est mort ce vendredi 9 avril dans un hôpital de la banlieue new-yorkaise, où il était hospitalisé dans un état critique depuis une semaine. Il avait 50 ans. 

DMX, de son vrai nom Earl Simmons, l’une des grandes figures du hip-hop de la fin des années 90 et début des années 2000, avait été hospitalisé vendredi dernier après un infarctus à l’hôpital de White Plains, au nord de New York. Interrogé, son avocat Murray Richman a indiqué à l’AFP qu’il était mort vendredi vers 11 heures du matin, confirmant les informations de médias américains.

“Earl était un combattant qui s’est battu jusqu’au bout”, a indiqué sa famille dans un communiqué largement repris sur les réseaux sociaux juste après l’annonce de sa mort. “Il aimait sa famille de tout son coeur, et nous chérissons les moments passés avec lui (…) “Sa musique a inspiré d’innombrables fans à travers le monde.” 

“DMX était un artiste brillant et une inspiration pour des millions de gens à travers le monde”, a souligné de son côté Def Jam Recordings, maison de disque avec laquelle il avait sorti plusieurs de ses albums les plus connus, dans un communiqué séparé. 

“Son message de victoire par le combat, sa recherche de lumière pour sortir de l’obscurité, sa quête de vérité et de grâce nous a rapprochés de notre propre humanité. Il n’était rien de moins qu’un géant (…) Sa légende vivra à jamais”.

Sa famille devrait communiquer prochainement sur l’organisation de ses funérailles. Lundi 5 avril, plusieurs centaines de ses fans s’étaient retrouvés devant l’hôpital pour prier pour son rétablissement.

 Succès commercial et auprès de la critique

Auteur de huit albums, le dernier en 2015, DMX fait partie des figures les plus noires du hip-hop, exposant ses démons intérieurs dans des hymnes qui lui ont valu un succès aussi bien commercial qu’auprès de la critique.

Connu pour avoir eu des problèmes de drogue, il avait notamment fait une cure de désintoxication en 2019.

Il a eu, tout au long de sa carrière, souvent maille à partir avec la justice, avec des inculpations pour possession de stupéfiants, cruauté envers les animaux, conduite dangereuse, non-paiement de pension alimentaire, ou encore s’être fait passer pour un agent fédéral.

Son premier grand single, “Get At Me Dog”, avec Def Jam, est sorti en 1998, tiré de son premier album en studio, “It’s Dark and Hell Is Hot.”

L’album s’était hissé à la première place du classement de Billboard, avec un deuxième hit, “Ruff Ryders’ Anthem”, marquant le début d’un succès commercial qui durera plusieurs années.

By AFP huffingtonpost.fr

Un youtubeur français au million d’abonnés accusé de corruption de mineurs

VIDÉO. ExperimentBoy, 1,16 million d’abonnés, est accusé d’avoir approché et manipulé de jeunes garçons, selon des témoignages recueillis par Numerama. Par Le Point.fr

Né il y a maintenant deux ans sur Twitter, le #BalanceTonYoutubeur a une nouvelle fois fait son apparition dans les tendances principales du réseau ce mercredi. À l’époque, déjà, il permettait aux victimes de mettre des mots, souvent à défaut d’accuser nommément, sur ce dont ils ont été victimes. En défilant sur le mot-dièse, on lit des récits d’emprise, de manipulation de fans inconditionnels qui, mineurs, accordent au vidéaste influent venu leur parler tout ce que celui-ci leur demandera. Des photos, souvent, parfois plus.

Quelques noms circulent, certains « bad buzz » prennent de l’ampleur, mais pas de suite. À plusieurs reprises, le #BalanceTonYoutubeur revient, nourri par de nouveaux témoignages, et disparaît. Mais ce mercredi 19 août, de nouvelles révélations remettent le mot-dièse au goût du jour : nos confrères de Numerama publient une enquête approfondie, nourrie par de nombreux témoignages. Et, surtout, un nom. Celui de Baptiste Mortier-Dumont, alias ExperimentBoy, 1,16 million d’abonnés.

« Il me demandait de faire des choses, me montrait ce qu’il faisait »

Comme son pseudonyme le présume, le jeune homme s’est rendu populaire à travers ses expériences scientifiques farfelues, spectaculaires et explosives, et ce depuis 2012. Visage enjoué à l’extrême, titraille aguicheuse, vidéos courtes : la cible touchée tient plus du jeune public en quête de divertissement que du scientifique chevronné. « Jeune savant un peu fou » pour France 2, il est qualifié de star des « 13-24 ans » dans un reportage de France 3.

Tout l’été, la rédaction de Numerama a récolté plusieurs témoignages portant de graves accusations à l’encontre d’ExperimentBoy. Treize au total. « On s’envoyait des vidéos quand je revenais du collège, explique Quentin, 17 ans aujourd’hui. Je pouvais faire ce qu’il voulait. Il me demandait de faire des choses, me montrait ce qu’il faisait. Il me conseillait d’acheter certains objets sexuels, ce que j’ai fait. » Numerama explique que les témoins ont un profil similaire. On parle « de jeunes garçons qui se décrivent comme ayant été “naïfs” ou “mal dans leur peau” dans leur enfance ».

Deux plaintes déposées

Fort d’un nombre spectaculaire de followers et d’une grande notoriété auprès des jeunes, le youtubeur approche lui-même les jeunes garçons sur les réseaux sociaux. « Il me disait de lui faire confiance, je lui racontais mes tracas à l’école, je me suis très vite attaché. C’était la première fois qu’un ami me montrait de l’affection. Il a compris que je n’avais aucune notion de ce qu’était l’amitié et m’a inventé une définition de l’amitié qui lui correspondait, pour que je tombe dedans », explique un certain François, 11 ans au moment de ses premières discussions avec le youtubeur.

 

« N’en parle pas à d’autres. […] C’est pas un jeu non plus, et non pas qu’il y ait quoi que ce soit de mal, juste que j’existe publiquement, donc c’est compliqué », peut-on lire sur la capture d’écran d’une discussion. Selon Numerama, deux plaintes ont été déposées à l’encontre du youtubeur en juin et en août 2020 pour corruption de mineurs.

« Tentative de déstabilisation »

En juin dernier, alors que plusieurs témoignages commençaient à l’accuser sur Twitter, ExperimentBoy écrivait : « Je serai bref : les auteurs de la tentative de déstabilisation seront traduits très prochainement devant les juridictions compétentes. Je communiquerai ultérieurement la date d’audience et la juridiction concernée. Je laisse mes avocats faire leur travail et continue mes projets. »

Ce mercredi, Numerama publie également la réponse des avocats du youtubeur à l’enquête qui l’incrimine : « Outre l’atteinte manifeste à la présomption d’innocence, M. Mortier-Dumont déplore une enquête dont le timing (position du mis en cause sollicité immédiatement avant la publication de l’article) laisse présumer – avant lecture même de l’article un positionnement partial. Il n’hésitera pas à poursuivre tout auteur de propos à caractère diffamatoire ou attentatoires à la présomption d’innocence. » Quelques heures après la publication de l’enquête de Numerama, les commentaires les plus « likés » sous les dernières vidéos d’ExperimentBoy font tous référence aux accusations dont il est l’objet.