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Football : le mercato du « Big Five »

Que ce soit en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en Espagne ou en France, le mercato qui s’est achevé mardi soir a été plein de surprises. Mais le marché reste fortement ralenti par la pandémie de Covid-19, qui a contraint de nombreux grands clubs à se serrer une nouvelle fois la ceinture.

Ce mercato d’été restera dans les mémoires. D’abord à cause de l’arrivée en grande pompe de Lionel Messi au Paris Saint-Germain. Mais aussi en raison du retour de Cristiano Ronaldo à Manchester United.

Mais les mouvements des deux joueurs les plus titrés au Ballon d’Or – six pour l’Argentin et cinq pour le Portugais – cachent cependant une autre réalité : la crise sanitaire a mis à mal les finances des clubs européens, qui ont pour la plupart dû limiter les dépenses. Retrouvez les chiffres marquants de ce mercato d’été.

Des dépenses encore en recul

Excepté la Bundesliga, les grands championnats européens ont moins dépensé lors du mercato d’été 2021 par rapport à l’année dernière, déjà marquée par un fort recul causé par la pandémie de Covid-19. Des cinq grands championnats européens, c’est la Série A italienne et la Liga espagnole qui ont accusé les plus fortes baisses (respectivement -25 % et -27 %).

La Premier League toujours aussi dynamique

La Premier League est bien le championnat le plus puissant d’Europe : malgré un contexte économique difficile, les clubs anglais ont déboursé cet été plus de 1,5 milliard d’euros en transferts. C’est près de trois fois plus que l’ensemble des clubs de Ligue 1.

Signe de cette attractivité anglaise : les transferts de Jack Grealish à Manchester City (117,5 millions d’euros), de Romelu Lukaku à Chelsea (115 millions) et de Jadon Sancho à Manchester United (85 millions) ont été les trois plus gros mouvements du mercato au niveau européen.

La Série A : un regain d’attractivité après l’Euro ?

Après la victoire de la « Squadra Azzura » à l’Euro , la Série A italienne devrait bénéficier d’un regain de popularité pour la saison 2021-2022. Le championnat italien a perdu Cristiano Ronaldo, Gianluigi Donnarumma et Romelu Lukaku, mais il a su conserver un grand nombre de joueurs de l’équipe nationale championne d’Europe.

Au total, les clubs italiens ont dépensé 552 millions d’euros en transferts. C’est nettement moins que l’année passée (732 millions).

Maintien pour la Bundesliga allemande

Les clubs allemands sont les seuls à avoir plus dépensé en 2021 qu’en 2020 (+42 %). Pourtant, selon KPMG, le championnat allemand est celui qui a le plus pâti de la fermeture des stades en raison du Covid, avec 157 millions d’euros de pertes pour les 18 clubs de l’élite allemande. A titre de comparaison, la Ligue 1 a perdu 48 millions d’euros de recettes de billetterie.

Vice-champion d’Allemagne la saison passée, le RB Leipzig confirme sa montée en puissance avec 107,8 millions dépensés cet été sur le mercato, soit plus de trois fois plus que l’an dernier. Le Bayern de Munich a, lui, lâché 57,5 millions, contre un peu plus de 62 millions l’année précédente. Au total, les clubs allemands ont dépensé 416 millions d’euros en transferts.

La Ligue 1 tirée par le PSG

Comme chaque année depuis l’été 2011-2012, c’est le Paris Saint-Germain qui culmine en tête des dépenses du mercato français. Cet été, le club a déboursé plus de 80 millions d’euros, dont près de 60 millions pour s’offrir les services de l’international marocain Achraf Hakimi.

Autre moment fort du mercato français : l’arrivée en grande pompe de Lionel Messi à Paris . Un transfert qui n’a rien coûté au Paris Saint-Germain puisque « la Pulga » était en fin de contrat avec le FC Barcelone. Enfin, le feuilleton du départ possible de Kylian Mbappé pour le Real s’est soldé par un non-événement. Pour le moment.

Derrière l’ogre parisien, le Stade Rennais a été le club français le plus dépensier, avec près de 80 millions d’euros déboursés pour sept joueurs, dont l’attaquant de Montpellier, Gaëtan Laborde. A la recherche de renfort dans les derniers jours du marché des transferts estival, l’Olympique Lyonnais achève quasi bredouille cette fenêtre de transferts.

Cure d’austérité pour la Liga espagnole

Au total, les clubs de l’élite espagnole ont dépensé 293 millions d’euros lors de ce mercato d’été, contre près de 400 millions l’année passée (-27 %). Une situation due à la cure d’austérité imposée aux clubs au-delà des Pyrénées, avec notamment la mise en place d’un plafonnement des salaires. En première position, l’Atlético Madrid a dépensé 65 millions d’euros mais n’a encore rien déboursé pour faire revenir Antoine Griezmann. Le champion du monde français, qui avait quitté le club pour Barcelone il y a deux ans, est revenu en prêt après deux saisons noires en Catalogne. 1

Le Real Madrid n’a réalisé qu’une seule transaction pour s’offrir le milieu de terrain français Eduardo Camavinga lors de l’ultime journée du mercato pour 31 millions d’euros (hors bonus). Le défenseur autrichien David Alaba est quant à lui arrivé libre. Confronté à de graves difficultés financières et fortement pénalisé par le plafonnement des salaires, qui l’ont contraint à laisser partir Lionel Messi, le FC Barcelone n’a dépensé que 15 millions d’euros.

texte par PERRUCHE Clément lesechos.fr

LIGA – POURQUOI LIONEL MESSI NE POUVAIT PAS RESTER AU BARÇA, MÊME GRATUITEMENT

LIGA – Lionel Messi a confirmé son départ du Barça ce dimanche en conférence de presse. L’Argentin a expliqué qu’il voulait rester, même au prix d’une baisse drastique de son salaire, mais que les règles de la Liga l’en ont empêché. Il n’aurait en fait pas pu signer à nouveau avec Barcelone, même gratuitement.

« J’ai proposé de baisser mon salaire de 50%. J’ai tout essayé. » Lionel Messi a, dit-il, tout tenté pour rester au FC Barcelone. Mais le sextuple Ballon d’Or, après 21 ans en Catalogne, a dit adieu à son club de toujours lors d’une conférence de presse ce dimanche. Il a expliqué avoir fait le maximum, comme le club et son président Joan Laporta, pour continuer sous la tunique blaugrana. Mais, en raison des règles de la Liga, cela n’a pas été possible. Même si Messi avait, hypothétiquement, décidé de jouer gratuitement pour le club qu’il « aime ».
 
  • Messi : « Le PSG, c’est une possibilité »
Le règlement de la Liga impose en effet une sorte de salary cap. La masse salariale d’un club ne doit pas dépasser 70% de son chiffre d’affaires. Or, dans le cas du Barça et selon les chiffres donnés par le président Joan Laporta lui-même vendredi, la somme des salaires barcelonais représente actuellement… 95% du chiffre d’affaires du club. Ajoutez Messi, et le chiffre atteindrait 110% !
 

BARCELONE PAIE SA GESTION CATASTROPHIQUE

Barcelone paie donc sa gestion catastrophique des dernières années. Le contrat le plus récent de Messi, qui pesait près de 575 millions d’euros, a forcément joué. La récente folie dépensière du club (Coutinho à 145 millions d’euros, Dembélé à 130 millions, Griezmann à 120…) aussi. Le Barça aurait perdu près de 475 millions d’euros l’an passé d’après Laporta, et cumulerait un peu plus d’un milliard d’euros de dettes. Une situation intenable qui a précipité la perte du meilleur joueur de l’histoire du club – voire de l’histoire, tout court.
 
Texte PAR EUROSPORT

BALLON D’OR: QUI EST LE FAVORI APRÈS L’EURO 2021 ET LA COPA AMERICA?

La saison 2020-2021 de football s’est achevée ce week-end avec la victoire de l’Argentine à la Copa America, et celle de l’Italie à l’Euro 2021. De quoi influencer les votes pour le prochain Ballon d’or? Probablement.

Après une année de pause, Covid oblige, le Ballon d’or va faire son grand retour en 2021. Si théoriquement, le plus prestigieux des trophées individuels récompense en décembre le meilleur joueur du monde sur une année civile, c’est souvent sur la saison précédente que sont jugés les prétendants.

En 2019 par exemple, la liste des nommés avait été publiée dès le mois d’octobre, et le vote avait eu lieu dans les semaines suivantes. Autant dire que l’exercice 2020-2021, et les grandes compétitions internationales qui viennent de s’achever, vont servir de références. Et que certains joueurs – surtout un – ont déjà pris une belle avance…

Messi: la Copa America qui pourrait (devrait ?) faire la différence

Le génie de Rosario a déjà reçu six fois le Ballon d’or, sans avoir remporté la moindre compétition majeure avec l’Argentine. Alors maintenant que son compteur avec l’Albiceleste est débloqué, le septième trophée semble plus qu’à sa portée…

Meilleur joueur de la Copa America, meilleur buteur ex-aequo, et meilleur passeur, Messi a enfin mis tout le monde d’accord avec le maillot de l’équipe nationale sur les épaules, et a d’ailleurs eu droit à de belles félicitations de Neymar, finaliste malheureux.

De quoi frapper fort dans l’esprit des votants, d’autant que la Pulga sort d’une jolie saison avec le Barça. Malgré un faux-départ à l’été 2020, et un début d’automne poussif, l’Argentin a terminé l’exercice 2020-2021 en club avec 38 buts (dont 30 en Liga) et 14 passes décisives. Alors oui, il n’a soulevé que la Coupe du Roi, et pas la Liga ni la Ligue des champions. Mais le bilan est tout de même solide. Suffisamment du moins pour être à ce jour le favori numéro 1.

Jorginho: les deux plus belles compétitions dans la poche, mais un truc en moins

Avec le triomphe de Chelsea en Ligue des champions, et celui de l’Italie à l’Euro, ils ne sont que deux joueurs cette saison à avoir remporté les deux plus grosses compétitions sur le Vieux-Continent: Emerson, et Jorginho.

Vu le temps de jeu du premier en club (88 minutes en Premier League), son cas est vite réglé. Mais pour Jorginho, le débat est ouvert. Associé à N’Golo Kanté chez les Blues, et à Marco Verratti et Nicolo Barella lors des derniers matchs de la Nazionale, le milieu de terrain a prouvé qu’il est un joueur très complet, vaillant, qui ne rechigne pas sur le travail de l’ombre.

Mais voilà, ce dernier point est aussi sa « faiblesse » dans la course au Ballon d’or. Jorginho n’est jamais un joueur vedette de son équipe, et il n’est pas non plus un joueur de stats (8 buts, 2 passes cette saison avec Chelsea). Les plus pointilleux lui reprocheront aussi d’avoir manqué son tir au but face à l’Angleterre.

Interrogé après la partie sur le sujet du Ballon d’or, le Brésilien de naissance n’avait lui-même pas l’air d’y croire. « Question suivante, a-t-il coupé. Je ne veux pas parler de ça, je ne veux pas y penser, je veux juste profiter de ce moment avec les autres. »

Kanté, Mbappé, Benzema: les Français plombés par l’Euro

Et les Bleus dans tout ça? Avec l’élimination face à la Suisse en huitième de finale de l’Euro, ils semblent un peu sortis du jeu… Avant la compétition, trois pouvaient se placer en prétendants crédibles: N’Golo Kanté, Kylian Mbappé, et Karim Benzema.

Kanté a été étincelant avec Chelsea cette saison, et avait le vent en poupe juste après la finale de la Ligue des champions. Mais il a semblé épuisé lors de l’Euro 2021, et n’a pas su retrouver ce niveau avec l’équipe de France. Peut-être aussi parce qu’il n’avait pas les mêmes joueurs à ses côtés, un Paul Pogba n’ayant pas le profil d’un Jorginho.

Mbappé s’était lui auto-proclamé comme candidat au Ballon d’or après un exercice 2020-2021 fructueux (42 buts avec le PSG), mais il n’a pas fait trembler une seule fois les filets durant l’Euro, et a en plus terminé la compétition avec une image brouillée par des déclarations maladroites.

Quant à Benzema, il n’a rien à se reprocher avec le Real (30 buts), rien non plus à se reprocher avec les Bleus cet été (4 buts). Mais voilà, il termine la saison sans avoir gagné la moindre compétition.

De Bruyne, Kane, Donnarumma, Lewandowski, Ronaldo: d’autres candidats en embuscade

Si la Belgique avait remporté l’Euro, Kevin De Bruyne aurait sans doute été le rival numéro 1 de Lionel Messi ce lundi, voire le favori, tant il sortait d’une belle saison avec Manchester City, malgré plusieurs pépins physiques. Apparu à l’Euro au milieu de la phase de poules, le maître à jouer des Diables a immédiatement été décisif, mais n’a pu empêcher la défaite face à l’Italie en quart. Le constat est un peu le même pour Romelu Lukaku, vainqueur de la Serie A avec l’Inter avant l’Euro, qui a montré qu’il est l’un des avant-centres les plus complets de la planète.

Côté anglais, Harry Kane et Raheem Sterling ont été en vue avec les Three Lions. Mais ils ont perdu la finale. De plus, le premier n’a terminé que 7e de Premier League avec Tottenham, et le second a lui vécu à City des mois assez compliqués sous les ordres de Pep Guardiola.

Comme Jorginho, Gianluigi Donnarumma peut se vanter d’avoir triomphé à Wembley. Il a même terminé l’Euro avec le trophée de meilleur joueur dans les mains, après une jolie saison en Serie A avec l’AC Milan (2e derrière l’Inter). Mais le futur Parisien est un gardien, ce qui n’aide jamais lorsque l’on parle de Ballon d’or, et n’a encore jamais disputé le moindre match de Ligue des champions.

Robert Lewandowski, qui aurait probablement été lauréat en 2020 avant l’annulation, a encore réalisé une saison 2020-2021 de haute volée, avec 48 buts marqués pour le Bayern, une Bundesliga dans la poche, une Coupe du monde des clubs, et un joli parcours en Ligue des champions avant l’élimination en quarts de finale, pour lesquels il était blessé. Il a aussi marqué trois buts en phase de poules de l’Euro, avec la modeste Pologne, mais il n’a pu éviter la sortie au premier tour. Il n’y est pas pour grand-chose, mais c’est tout de même ce qui devrait lui faire perdre des votes.

Reste enfin le cas Cristiano Ronaldo. Le quintuple Ballon d’or n’a soulevé que la Coupe et la Supercoupe d’Italie cette saison, son appétit de buts ne rend pas toujours service à son équipe, mais il marque, encore et encore… 36 fois avec la Vieille Dame, 5 fois de plus à l’Euro 2021 avec le Portugal, pour finir co-meilleur réalisateur. De quoi marquer de gros points dans les votes des observateurs, à coup sûr.

C.C

COMMENTAIRE. Euro 2021 : France, Portugal, Allemagne… le groupe de la mort a tué les cadors

La France, l’Allemagne et le Portugal, tous sortis du « groupe de la mort » de l’Euro 2021, ont été éliminés dès les huitièmes de finale, respectivement par la Suisse, l’Angleterre et le Portugal.

En novembre 2019, à Bucarest en Roumanie, le tirage au sort de l’Euro 2020 (finalement joué en 2021) n’avait pas épargné la France, l’Allemagne et le Portugal. Le hasard plaçait les trois derniers vainqueurs des grandes compétitions internationales (Coupe du monde 2014 pour l’Allemagne, Euro 2016 pour le Portugal, Coupe du monde 2018 pour la France) dans le même groupe, ce qui n’était jamais arrivé.

Le groupe F, désigné « groupe de la mort », c’était la promesse, pour les téléspectateurs, de voir de belles affiches dès le début de la compétition, mais un casse-tête pour les sélectionneurs. Il fallait être prêt dès le départ, trop tôt peut-être pour aller au bout. Car les cadors sont programmés pour monter en puissance durant la compétition, pour arriver dans un état de forme optimal à partir des quarts de finale.

Organismes éprouvés

S’il n’a tué personne, puisque les trois équipes se sont qualifiées pour les 8es de finale, l’influx nerveux et physique demandé dès l’entame de la compétition aura été fatal dès la phase à élimination directe. Comme si le groupe n’était déjà pas assez relevé, le deuxième et le troisième ont croisé la route de l’Angleterre, chez elle à Wembley, et de la Belgique, numéro 1 au classement Fifa. Quand d’autres huitièmes offraient des oppositions moins « huppées », entre le Danemark et le Pays de Galles ou entre la Suède et l’Ukraine.

Seule la France, en théorie, semblait épargnée, même si elle a probablement hérité du pire meilleur troisième en croisant la route de la Suisse, une sélection toujours très difficile à jouer et 13e au classement internationale.

Paradoxalement, c’est le Portugal, troisième du groupe, qui a finalement été le plus proche de se qualifier. Les coéquipiers de Cristiano Ronaldo ont eu de nombreuses occasions, la possession, mais ont parfois manqué de lucidité dans le dernier geste, de chance aussi, de fraîcheur physique sûrement. Pas étonnant. Les organismes ont été mis à rude épreuve. Les Portugais, comme les Français, ont joué deux de leurs trois rencontres à Budapest, le seul stade de l’Euro sans restrictions de spectateurs, sous une chaleur étouffante. Ce n’est pas la même chose de jouer sous 35 degrés en Hongrie, que par 15 degrés à Londres ou à Amsterdam.

Hormis leur confrontation, elles ont également joué leur rencontre à l’extérieur, à Munich contre l’Allemagne, à Budapest contre la Hongrie. Et comme si tout cela ne suffisait pas encore, les trois équipes ont compté deux à trois jours en moins de récupérations.

Problème d’équité

Ce constat posé, il était donc difficilement envisageable pour les trois équipes d’aller loin dans la compétition, même si les Français semblaient avoir fait le plus dur contre la Suisse en menant 3-1 à dix minutes de la fin. Le manque de fraîcheur physique était flagrant dimanche pour le Portugal, lundi pour la France, mardi pour l’Allemagne. Évidemment, cela n’enlève en rien la prestation des Belges, des Suisses et des Anglais. Mais eux n’ont pas eu à jouer des finales dès la phase de poule. L’Euro dans onze pays a ses bons côtés, mais également ses mauvais, notamment sur le plan de l’équité.

Didier Deschamps doit-il rester sélectionneur des Bleus ?
 

L’histoire avait commencé pour les Bleus à Bucarest un soir de novembre 2019 par un coup du sort. Elle s’est terminée un soir de Juin 2021 à Bucarest par la loterie des tirs au but. La boucle est bouclée.

Texte by    Ouest-France     Pierre GUYON.

Euro 2021: pourquoi y a-t-il plusieurs pays hôtes, et pas un seul, comme d’habitude?

Cette année, la compétition sera répartie entre onze pays, contre un habituellement. On vous explique pourquoi.

L’Euro de football, initialement prévu du 12 juin au 12 juillet 2020, a dû être décalé en raison de la pandémie mondiale de Covid-19. Mais cette fois, c’est la bonne. Le Championnat d’Europe de football se tiendra du 11 juin au 11 juillet.

Et, pour la première fois de son histoire, l’Euro aura lieu dans onze villes, issues de onze pays différents. Londres (Angleterre) ; Saint-Pétersbourg (Russie) ; Bakou (Azerbaïdjan) ; Munich (Allemagne) ; Rome (Italie) ; Amsterdam (Pays-Bas) ; Bucarest (Roumanie) ; Budapest (Hongrie) ; Copenhague (Danemark) ; Glasgow (Écosse) et Séville (Espagne), ont été choisies par l’UEFA pour recevoir des matchs.

Avant la pandémie, Dublin (République d’Irlande) et Bilbao (Espagne), devaient accueillir des matchs. Elles sont finalement été remplacées, en avril dernier, par Séville et Saint-Pétersbourg, faute de pouvoir accueillir du public dans leur stade.

Dans toutes les autres éditions de l’Euro, seul un pays était choisi pour être hôte, et les matchs avaient ensuite lieu dans différentes villes du pays organisateur. Pour rappel, en 2016, c’est la France qui avait été choisie, et des matchs avaient eu lieu dans 10 stades : au stade Pierre-Mauroy de Villeneuve-d’Ascq, au stade Bollaert de Lens  ; au stade de Bordeaux ; au stade de Lyon ; au stade Vélodrome de Marseille ; au stade de Nice ; au Parc des Princes de Paris ; au Stade de France de Saint-Denis ; au Stade Geoffroy-Guichard de Saint-Etienne et au stade municipal de Toulouse.

C’est aussi parce qu’elle était organisatrice de l’édition 2016 que la France n’a pas candidatée, et donc ne sera pas ville hôte, pour cette nouvelle édition de la compétition européenne.

Une édition exceptionnelle

Mais cette année, l’organisation est donc répartie entre onze villes. Ce choix ne date pas d’hier : la décision a en fait été prise par l’UEFA en 2012. C’est Michel Platini, alors président de l’UEFA, qui propose ce championnat d’Europe 2020 réparti sur plusieurs « 12 ou 13 villes » du Vieux-Continent, rappelle un article de l’Express daté de 2012, pour célébrer les 60 ans de cette compétition. C’est finalement ce qui a été mis en place.

Le site officiel de la compétition affirme bien : « L’UEFA EURO 2020 sera organisé dans toute l’Europe pour la première fois à l’occasion des 60 ans de la compétition, dans onze villes différentes ».

Et qui dit dispositif spécial, dit règles spéciales. Lors de l’organisation classique, le pays hôte est automatiquement qualifié pour le championnat européen. Pas cette fois : « Il n’y aura aucun qualifié direct, toutes les nations avec des villes hôtes ont tenté de gagner leur place pour la phase finale », rappelle l’UEFA.

Quoi qu’il en soit, il s’agit bien là d’une organisation exceptionnelle : l’Euro 2024 a été confié à l’Allemagne.

Text by C. Br. |

McFly et Carlito : Emmanuel Macron déjà en campagne sur Youtube

En lançant un défi aux célèbre duo de youtubeurs, le Président espère bénéficier de leur image cool auprès de la jeunesse. Une stratégie de propagande électorale qui devrait être plus encadrée.

McFly et Carlito ont plus de 6 millions d’abonnés sur Youtube, un talent comique indéniable et peut-être les meilleures intentions du monde. Mais quand ils affirment que faire une vidéo avec Emmanuel Macron ne revient pas à l’aider à se faire réélire, ils se trompent.

Nous sommes le 19 février 2021 quand McFly et Carlito publient une vidéo sur leur chaîne Youtube : «Le PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE nous lance un défi. Dinguerie ? Oui.» Les codes du «Youtube Game» sont respectés, les deux youtubeurs commentent et reviennent sur le coup de téléphone que leur a passé plus tôt le Président, et le défi qu’il leur a lancé : réaliser une vidéo sur les gestes barrières qui dépasse les 10 millions de vues. S’ils y parviennent, ils seront alors invités à l’Elysée pour y tourner une nouvelle vidéo, l’occasion pour eux de créer du contenu inédit et la promesse de plusieurs millions de vues supplémentaires. Défi relevé en trois jours : mercredi midi, la vidéo comptabilisait déjà 11 millions de vues. Retour sur une campagne de propagande électorale à destination des 15-25 ans, déguisée derrière une vidéo anodine sur les gestes barrières.

Macron à la recherche de l’effet de Halo

Pour comprendre l’objectif d’Emmanuel Macron derrière ce défi lancé à deux jeunes youtubeurs stars, icônes d’une génération, il faut d’abord comprendre le fonctionnement d’un biais cognitif : l’effet de Halo. L’effet de Halo vous pousse à réaliser des associations d’idées inconscientes, et à transférer les qualités d’une personne ou d’un objet, à la personne ou l’objet qui lui est associée.

Depuis des décennies, ce biais est le fondement de pléthore de campagnes publicitaires où les marques associent l’image d’un sportif ou d’une célébrité à leurs produits, en espérant que, par effet de halo, leur image «déteigne» sur leur produit. Auprès de la génération des 15-25 ans, McFly et Carlito sont des icônes du cool. Leurs vidéos, vues des millions de fois, promettent à leurs abonnés de passer un moment drôle, devant lequel sourire et se vider la tête. Bref, un moment cool. Autrement dit, par ce simple effet de halo, si McFly et Carlito font une vidéo avec Emmanuel Macron, elle rend mécaniquement Emmanuel Macron cool.

Peu importe ce qui s’y dit, et peu importe le sujet, notre cerveau fera l’association inconsciente entre leurs personnalités et l’image d’Emmanuel Macron.

L’image et la personnalité, éléments décisifs pour 2022 ?

En démocratie, nous aimons croire que lorsque les citoyens se rendent aux urnes, ils votent en leur âme et conscience pour un programme, pour des idées, pour une vision de l’avenir. Dans les faits, nous savons que c’est faux. Et d’autant plus avec quelqu’un comme Emmanuel Macron. Selon un sondage Ipsos-Sopra Steria, en 2017, 8 % des votes pour Emmanuel Macron au second tour l’ont été pour «sa personnalité». 8 %, rapporté à son score du premier tour, ça représente environ 700 000 voix. Or un candidat malheureux répète à cors et cris depuis trois ans et demi qu’en 2017, il aurait été au second tour «à 600 000 voix près». Ce candidat, c’est Jean-Luc Mélenchon.

Depuis 2017, les jeunes (nés entre 1998 et 2005 environ) sont la cible de nombreuses réformes qui ont rendu leurs conditions de vie plus difficiles et leur avenir plus incertain. Avec Parcoursup et la réforme du lycée, leurs chances d’accéder à une bonne formation se sont réduites, et ont creusé les inégalités entre les jeunes issus des centres-villes favorisés, et les autres (banlieues et «province»). Emmanuel Macron n’est pas non plus au rendez-vous des attentes de cette génération en matière de climat, en attestent le non-respect des accords de Paris et ses renoncements /aménagements sur les néonicotinoïdes, le glyphosate et l’interdiction du plastique jetable.

La question également des violences policières, au cœur des préoccupations d’une partie de cette génération comme l’a prouvée l’immense succès de la manifestation du 2 juin devant le tribunal judiciaire de Paris en mémoire d’Adama Traoré et George Floyd, est également un marqueur de rupture avec un président qui ne cache pas son soutien aux méthodes du préfet de police de Paris, Didier Lallement. Et surtout, cette jeunesse est aujourd’hui affamée, et désespérée. Entre l’augmentation exponentielle de la prostitution, physique ou numérique, et l’allongement jour après jour des files d’attente devant les centres d’aides alimentaires, s’impose le constat d’un abandon de toute une génération dans un contexte de crise sanitaire.

Face à cette situation, il est tout à fait raisonnable de penser que l’exécutif a commandé des sondages pour jauger le ressenti de cette génération quant à son action. Et il est tout aussi raisonnable de penser que les résultats de ces sondages ne sont pas bons, d’où le besoin de recourir aux influenceurs pour limiter par la communication les dégâts faits par le politique.

L’influence comme moyen pour contourner les règles

Ce qui arrive entre McFly et Carlito et Emmanuel Macron n’est pas une première sous la présidence LREM, puisque cet exécutif y a déjà eu recours à plusieurs reprises pour délivrer des messages à une population éloignée des médias traditionnels. Qu’il s’agit du youtubeur fitness Tibo InShape pour assurer la promotion du SNU, de l’influenceuse EnjoyPhoenix qui a été invitée à passer une journée avec Brune Poirson, alors secrétaire d’Etat en charge de l’écologie, pour verdir l’image du gouvernement, ou encore de Nino Arial dans le cadre d’une campagne contre le harcèlement, le recours influenceurs est devenu une pratique courante sous le quinquennat d’Emmanuel Macron.

Et cette pratique soulève de nombreuses questions.

Entre leur audience de plusieurs millions d’abonnés et l’effet de halo qu’ils confèrent aux politiques avec lesquels ils collaborent, les influenceurs sont un moyen de propagande politique surpuissant auprès des moins de 30 ans. Mais ils représentent aujourd’hui pour les hommes et les femmes politiques un moyen de contourner l’interdiction française de faire de la publicité sur les réseaux sociaux. En effet, en France la législation qui encadre la publicité à des fins de propagande politique est particulièrement stricte : elle est interdite dans les six mois qui précèdent une élection.

Pas de bannières, pas d’achat de mots-clés, pas de posts sponsorisés sur Facebook ou Instagram, rien. Mais, en l’état, la législation n’interdit pas de commander une vidéo à un influenceur. Or compte tenu du jeune âge de leur audience (souvent mineure) et du fait qu’un influenceur ne soit tenu à aucun devoir de neutralité contrairement à un·e journaliste, une réflexion s’impose pour, a minima, encadrer et légiférer ces pratiques qui représentent un vrai risque pour l’intégrité des scrutins à venir.

par Antoine Kalawski, Liberation.fr

BLEUS – KARIM BENZEMA, UNE HISTOIRE À RACCOMMODER ET UN DESTIN À ÉCRIRE EN ÉQUIPE DE FRANCE

EURO 2020 – L’histoire de Karim Benzema avec l’équipe de France est tourmentée. De ses débuts réussis à son éclipse de cinq ans et demi, le Madrilène n’a jamais pesé sur le destin des Bleus comme son talent l’y invitait. A 33 ans, une inattendue seconde chance lui est offerte. L’occasion de marquer enfin de son empreinte la sélection.

Tout avait bien commencé. A la pause de France – Autriche en ce 28 mars 2007, Karim Benzema remplace Djibril Cissé pour sa première sélection. Huit minutes plus tard, il inscrit le seul but du match sur une passe de Samir Nasri, un autre nouveau venu. Une mise en orbite réussie pour le nouvel astre de l’équipe de France qui incarne déjà la nouvelle génération. Celle qui doit succéder aux Bleus de Zinedine Zidane, vice-champions du monde quelques mois plus tôt. Mais rien ne sera rectiligne dans la trajectoire de Benzema en équipe de France. Quatorze ans sont passés et la marque du Madrilène en Bleu est dérisoire au regard de son talent et de son parcours en club.
 

Mbappé, Benzema, Griezmann ? « Plus belle promesse de l’Euro, plus grand danger pour les Bleus »

 
Vingtième joueur le plus sélectionné de l’histoire avec 81 capes malgré un trou de cinq saisons, Benzema a connu deux grands rendez-vous avec l’équipe de France. D’abord son but face à l’Ukraine lors des barrages à la Coupe du monde 2014 qui fut le moment le plus important de son histoire en sélection. Puis ce premier tour réussi (trois buts) au Brésil à l’issue duquel il fut élu meilleur joueur des phases de poule. Le reste navigue entre le bon, le moyen et le médiocre. Hormis le Mondial 2014, ses grands tournois internationaux virent au fiasco. En 2008, alors qu’il est la nouvelle sensation des Bleus, ses titularisations face à la Roumanie et l’Italie ne donnent rien.
 

Comment intégrer Benzema dans le onze des Bleus ?

IL A RAREMENT ÉTÉ LE SAUVEUR QUE LA FRANCE ATTENDAIT

En 2012, alors qu’il est encore celui qui doit sortir les Bleus du précipice post-Knysna, il rate sa compétition. Malgré deux passes décisives et une place de titulaire indiscutable, il n’inscrit aucun but. La compétition est tout à la fois un échec collectif et personnel. Mais Didier Deschamps, comme Laurent Blanc avant lui, ne cède pas face à la pression médiatique et populaire et maintient Benzema en pointe malgré une terrible disette personnelle de 1222 minutes sans marquer. Si Olivier Giroud commence à constituer une alternative crédible, Benzema reste un homme de base, un membre incontournable de la colonne vertébrale de la première partie de mandat de Didier Deschamps.
 
 

Son 8e de finale (Nigeria) et son quart de finale (Allemagne) ratés au Mondial 2014 n’y changeront rien. Deschamps lui confie même pour la première et seule fois de sa carrière le brassard de capitaine en mars 2015. La confiance du sélectionneur lui sera indéfectible jusqu’à sa dernière, et non plus ultime, sortie face à l’Arménie en octobre. L’affaire de la sextape et ses déclarations dans Marca braqueront Deschamps jusqu’à ce mardi.

BENZEMA N’A JAMAIS CONNU UNE ÉQUIPE DE FRANCE EN POSITION DE GAGNER

L’histoire reprend au moment même où elle semblait scellée et offre une deuxième chance, pour ne pas dire une deuxième vie, à Benzema en équipe de France. Tout a changé, le voilà entouré de champions du monde. Il n’a jamais connu une telle dynamique, un environnement aussi apaisé et une équipe de France capable de remporter un tournoi. Dans toute sa carrière en sélection, il a oscillé entre des Bleus en construction, en reconstruction ou en pleine dérive.
 
Alors qu’il n’est plus le sauveur ou celui qui doit faire changer son équipe de dimension, les attentes seront moins lourdes sur ses épaules que lors de son premier mandat même si son retour soulève une folle excitation. Il n’est plus le leader ni la figure centrale mais un membre, forcément important, d’un collectif qui a déjà prouvé, sans lui, qu’il pouvait régner sur le monde. Et c’est sans doute ce qui pouvait lui arriver de mieux.

L’EURO AVANT LE QATAR ?

A 33 ans, il peut désormais espérer disputer l’Euro mais aussi la Coupe du monde au Qatar. Comment l’histoire va-t-elle se terminer ? C’est tout l’enjeu de ce retour inattendu. Alors qu’à 20 ans son aventure s’annonçait rectiligne et son destin tout tracé en sélection, il lui faudra attendre ses 33 ans pour faire basculer son destin chez les Bleus. Son itinéraire est cabossé, tortueux, imprévisible et unique. On pensait en connaître le point final, il est désormais ouvert à tous les possibles.
 

Pourquoi Deschamps a-t-il autant tardé à rappeler Benzema ?

 

L’UEFA permet de fortes sanctions contre les 12 clubs de la Super League

Si le projet de Super League a pris du plomb dans l’aile avec les désistements de dix clubs, l’instance européenne brandit la menace de possibles sanctions. Ainsi, cette dernière pourrait sanctionner lourdement les douze écuries à l’origine du projet.

La Super League n’aura été qu’un projet éphémère. Officialisée dans la nuit de dimanche à lundi, cette future compétition s’est heurtée ces dernières heures à un gigantesque tollé dans le microcosme du football. Face à cette fronde collective, dix clubs ont déjà rendu leur tablier ces dernières heures.

Officiellement, seuls le Real Madrid et le FC Barcelone ne se sont pas encore désengagés du projet. Une victoire pour le football et l’UEFA, même si cette dernière va devoir clairement revoir sa copie dans les prochains jours sur la Ligue des champions notamment. Excédée par la tournure des événements, l’instance européenne ne compte pas en rester là. Car les dommages collatéraux restent importants malgré ce rétropédalage de dix clubs sur douze impliqués dans le projet.

L’UEFA prête à frapper fort

Interrogé par le site Fotbollskanalen, Karl-Erik Nilsson, un des vice-présidents de l’UEFA est monté au créneau. Le principal protagoniste l’assure, le projet avorté de Super League n’a pas été digéré en interne, et les douze clubs concernés peuvent s’attendre à des représailles. « Le projet a déjà eu des conséquences, d’une certaine manière, puisqu’ils doivent vivre avec leur honte, » lâche ainsi ce dirigeant du Comité exécutif de l’UEFA.

Si la notoriété des douze clubs en a déjà pris un sacré coup, les intéressés peuvent également s’attendre à des sanctions sur le plan sportif, révèle ainsi le dirigeant scandinave. « Nous devrons discuter d’éventuelles conséquences additionnelles. Mais il y aura de toute façon des conséquences, sur les questions de confiance notamment, et sur leur crédibilité à l’avenir. » Qu’on se le dise, l’UEFA ne laissera rien passer et ne s’interdit rien concernant les douze dissidents. Le football européen reste plus que jamais en ébullition…

By footmercato.net Cedric Rablat

À Martigues, 97 verbalisations pendant OM-PSG dans un bar

En plein couvre-feu, 97 personnes se sont réunies dans un bar à chicha de Martigues (Bouches-du-Rhône) sans respect des consignes sanitaires contre le Covid-19.

COUVRE-FEU – C’est une soirée qui leur a coûté cher. Ce dimanche 8 février, 97 personnes réunies dans un bar à chicha de Martigues (Bouches-du-Rhône) pour regarder OM-PSG en plein couvre-feu et sans respect des consignes sanitaires ont été verbalisées, a annoncé la police. 

Toutes ont écopé d’une amende (135 euros) ou d’une double amende (270 euros) pour non-port du masque et non-respect du couvre-feu, détaille la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) à l’AFP.  “Il n’y avait aucun respect des distanciations. C’était complètement déraisonnable, du n’importe quoi”, commente-t-on à la DDSP. 

Ces verbalisations se sont intensifiées ces dernières semaines en France dans le cadre d’un renforcement des contrôles pour faire respecter le couvre-feu. Début février par exemple dans le Val-de-Marne, à Paris, les forces de l’ordre ont procédé à 133 verbalisations pour violation du couvre-feu après une fête clandestine réunissant 80 personnes. 

Au total, 177.000 amendes ont été réalisées depuis la mise en place du couvre-feu généralisé à 18h samedi 16 janvier, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à l’occasion du point presse organisé ce jeudi 4 février pour faire le point sur la situation sanitaire en France. 

Dans le détail, “le nombre de ces contrôles à augmenté de 39% le week-end dernier par rapport au week-end précédent, a déclaré le ministre qui a assuré que ces contrôles continueraient de “s’intensifier”. Les verbalisations, elles, “ont augmenté de 53%”. 

Gérald Darmanin a également déclaré avoir “demandé aux forces de l’ordre d’être particulièrement vigilants au sujet des fêtes clandestines et restaurants clandestins”.

Le HuffPost avec AFP

Liga: et si Messi finissait par rester à Barcelone?

Le président du FC Barcelone Josep Maria Bartomeu, contre lequel Lionel Messi est entré en « guerre totale » d’après la presse catalane, est sous le feu de la critique après une saison cauchemardesque. Il est menacé par une motion de censure déposée ce mercredi matin par l’opposant Jordi Farré.

Selon la presse spécialisée espagnole, le comité de direction s’est réuni en session extraordinaire mardi soir pour répondre à Messi qu’il était en contrat jusqu’au 30 juin 2021 et que le club comptait sur lui pour la saison à venir.

Messi a peu apprécié le discours du nouveau coach Ronald Koeman lors de leur première entrevue jeudi dernier, et cet entretien, combiné au fait que Koeman a communiqué à Luis Suarez (attaquant du Barça et grand ami de Messi) qu’il ne comptait pas sur lui pour la saison prochaine, a précipité les envies de départ du sextuple Ballon d’Or.

Messi, coutumier des coups de pression pour obtenir ce qu’il veut de la part de la direction, accepterait-il de rester au Barça, son club de toujours, si la direction actuelle démissionnait?

by RTS.ch

afp/alt