“Hold-up”, le documentaire sur le Covid-19 confronté aux faits scientifiques

Dans le film “Hold Up – retour sur un chaos”, Pierre Barnerias et Christophe Cossé affirment vouloir répondre aux questions autour du coronavirus. La réalité est plus compliquée.

SCIENCE – C’est ce qu’on peut appeler un succès fou. Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire consacré au Covid-19 “Hold Up – retour sur un chaos” se retrouve au coeur des discussions dans de nombreux médias et sur les réseaux sociaux.

Sur la plateforme de financement participatif Tipeee, la société de production Tprod est passée en 24 heures de 28.000 euros de financement mensuel à plus de 110.000 euros, comme le rappelle le chercheur spécialiste du numérique et des milieux complotistes Tristan Mendès-France. Les différents extraits du film diffusés sur les réseaux sociaux accumulent des centaines de milliers de vues. Et vu les sommes déjà engrangées, l’objectif de 200.000 euros par mois pour le rendre disponible gratuitement pourrait bien être vite atteint.

Mais que dit exactement ce documentaire, accusé de colporter un message complotiste? Le HuffPost l’a regardé dans son intégralité et vous propose ci-dessous de revenir sur quelques-unes des fausses informations propagées par “Hold-Up” sur le coronavirus et la gestion de cette pandémie mondiale. Cet article sera régulièrement mis à jour.

Le “Great Reset”

Avant de rentrer dans le détail, il faut revenir sur la thèse principale de ce documentaire, qui met deux heures à apparaître à l’écran. Selon “Hold-Up”, cette pandémie a été organisée par des élites du monde politique, économique, intellectuel, technologique, afin de mettre en place un “Great Reset”, une “grande réinitialisation” de la société.

Le Forum économique mondial a bien prévu d’organiser une grande réunion en janvier 2021. Cela a même été annoncé dans un communiqué en juin. Ce projet vise à imaginer un “système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant” face aux pandémies, au changement climatique et aux autres défis.

S’il est parfaitement légitime de débattre de la véritable utilité du Forum économique mondial et de cette réunion, affirmer que ce “Great Reset” est pensé depuis longtemps est factuellement sans consistance. Aucune preuve n’est présentée par le documentaire allant dans ce sens.

Toujours sans preuve, les auteurs affirment que le but de cette pandémie pour les élites mondiales est à la fois de détruire une partie de l’humanité inutile, mais aussi de faciliter le déploiement de la 5G pour mieux contrôler l’argent, via la virtualisation de la monnaie par l’intermédiaire des cryptomonnaies.

Cela peut sembler très gros, dit comme ça. Mais après deux heures de débats sur les origines du coronavirus, sur l’impact réel du Covid-19, la mortalité, les traitements, l’éthique du confinement, on a légitimement envie d’entendre une solution permettant d’expliquer tout cela.

Sauf que justement, une écrasante majorité de ce que l’on a entendu avant est également soit faux, soit exagéré, soit détourné. Voici des exemples. Beaucoup sont des théories du complot ou des approximations utilisées depuis des mois.

L’efficacité de l’hydroxychloroquine 

C’est l’un des sujets qui a entraîné le plus de débats et le plus de polarisation, sur les réseaux sociaux, mais aussi chez les médecins et les hommes politiques. Il est donc logique que Hold Up s’empare du sujet.

Les affirmations sur ce sujet sont très nombreuses et il serait vain d’essayer d’en refaire le tour. Il est par contre clair que le documentaire affirme que l’hydroxychloroquine est un traitement très efficace contre le Covid-19. Hold Up affirme également que si ce médicament n’a pas été autorisé, c’est justement car un complot d’envergure visait à ce que le coronavirus ne puisse être traité jusqu’à l’arrivée d’un vaccin.

Après plusieurs mois de débats, il y a pourtant des choses claires à dire sur la chloroquine. D’abord, il faut rappeler que lors des premiers mois de la pandémie, on ne savait pas quoi faire contre le coronavirus. Il est donc logique de tester des médicaments existants, comme la chloroquine, ou encore le Remdesivir (très critiqué dans Hold Up car émanent du laboratoire Gilead, censé faire partie d’un grand complot).

Certaines molécules semblaient efficaces selon des résultats très partiels. Dont l’hydroxychloroquine, alors vantée par Didier Raoult. La question de savoir s’il fallait laisser les médecins prescrire est un débat à part entière (plus d’informations ici). Il est par contre clair que la médiatisation de ce débat, notamment du fait des sorties du professeur de l’IHU de Marseille ou des déclarations de Donald Trump, n’ont pas aidé à apaiser ces controverses pourtant courantes dans le milieu médical. Et ont eu des effets indésirables.

Mais depuis, les choses ont évolué. Car derrière ces débats éthiques, il y a une recherche scientifique qui a essayé d’avancer vite (plus de détails ici), pour produire des études de qualité, robustes, permettant de dire avec beaucoup plus de certitude si ces médicaments existants testés dans l’urgence étaient d’une quelconque utilité face au Covid-19.

Hold Up parle également énormément de la fameuse étude publiée dans The Lancet, qui a conduit l’OMS a suspendre (puis à reprendre) son analyse de l’efficacité de l’hydroxychloroquine. A raison. Ces problèmes ont été évoqués par les scientifiques, par les médias (résumé ici). L’étude a été rétractée par la revue scientifique et la recherche a continué à avancer. Par contre, Hold Up ne fait pas état des nombreuses approximations et contre-vérités dites par Didier Raoult dans ses différentes interviews ou certaines de ses études.

Toujours est-il qu″aujourd’hui, après tous ces débats et toutes ces polémiques, on en sait beaucoup plus sur le Covid-19. L’un des seuls médicament avec une efficacité vraiment prouvée par des essais cliniques en double aveugle, bien encadrés, est la dexamethasone, sur laquelle personne n’avait vraiment parié. A l’inverse, de très nombreux essais cliniques ont rendu leur conclusion sur la chloroquine. Les deux plus grands celui de l’OMS (solidarity), de l’université d’Oxford (recovery) vont dans le même sens: l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet.

Des chercheurs ont également réalisé une meta analyse et n’ont trouvé aucun impact. Cette étude est critiquée de manière très virulente dans Hold Up, pourtant, la majorité des autres analyses similaires vont dans le même sens.

Le masque pour les non-malades est une “aberration”

Le médecin nutritionniste (opposé aux vaccins) Pascal Trotta affirme dans “Hold-Up” que “les médecins qui imposent le masque à ceux qui ne sont pas malades sont des jean-foutre, des médecins de Molière”.

L’utilité du masque a été longuement débattue au début de l’épidémie, comme nous l’avons expliqué plusieurs fois. Et sans parler des erreurs des différents gouvernements, même les scientifiques n’étaient pas d’accord. Mais après plus de 11 mois, il y a des choses que l’on sait et qui constituent un consensus scientifique. Celui-ci se crée par l’accumulation d’études, d’essais, d’analyses, d’observations.

Celui-ci est très clair: il est possible pour une personne infectée par le coronavirus de transmettre la maladie sans avoir de symptôme. Notamment dans les 48 heures qui précèdent l’apparition des symptômes. Il est également de plus en plus clair que le masque diminue le risque de contamination.

Logiquement, si le coronavirus circule beaucoup dans une population, demander de porter le masque doit réduire la proportion de présymptomatiques ou asymptomatiques qui vont contaminer des personnes saines.

Il y a eu une prime pour les médecins faisant de la “délation”

Le documentaire affirme que les médecins ont eu une prime pour signaler des cas Covid-19 et leurs personnes contact. La question a, il est vrai, fait débat en mai, lorsque le gouvernement mettait en place sa stratégie de déconfinement, notamment basée sur le traçage des contacts.

Mais comme le rappelait à l’époque Libération, la rémunération pour ce travail de traçage a été évacuée lors de la finalisation de la loi en commission paritaire par les parlementaires. Il est par contre vrai que pour un patient malade dont le test PCR confirme qu’il est bien touché par le coronavirus, le médecin a une majoration.

Pourquoi? L’assurance maladie expliquait à Libération: “Cette majoration correspond à la valorisation de l’annonce du test positif, la prescription des tests pour les cas contacts proches […], l’information donnée au patient sur les mesures barrières, l’enregistrement dans l’outil “Contact Covid” du patient et des cas contacts proches”.

L’OMS a interdit les autopsies sur les morts du Covid-19

Dans “Hold-Up”, on entend un médecin préciser que les autopsies sont utiles pour savoir comment mieux traiter les patients atteints de Covid-19. Juste avant, le documentaire affirme que l’OMS avait justement interdit les autopsies.

Il suffit pourtant d’aller sur le site de l’Organisation mondiale de la santé pour se rendre compte qu’il n’en est rien. Dans un document publié le 24 mars sont listées les précautions à prendre dans le cadre d’une autopsie sur un patient décédé de Covid-19 afin d’éviter une possible infection. Cet article de l’AFP propose un point détaillé sur cette question.

Le virus a été créé dans un laboratoire

C’est l’une des théories qui a le plus circulé sur les réseaux sociaux. Et ce dans de très nombreuses formes. Dans “Hold-Up”, si quelques intervenants expliquent ne pas avoir la réponse sur les origines du Sars-Cov2, certains sont plus catégoriques. À l’instar de Jean-Baptiste Fourtillan, anti-vaccin connu pour avoir participé à un essai clinique sauvage dans une abbaye, qui affirme que le nouveau coronavirus est un Sras modifié génétiquement avec des bouts du génome de la malaria. Preuve en est: des brevets existent.

L’origine du Sars-Cov2 est encore floue, mais cette hypothèse d’une modification génétique est rejetée par la communauté scientifique, surtout que ces brevets ne veulent pas du tout dire que le virus a été “créé” des années plus tôt, comme nous l’expliquions en mars.

Le génome du coronavirus, étudié en détail depuis 11 mois, ne semble pas accréditer la thèse d’une modification humaine pour diverses raisons (plus de détails ici). Cette thèse avait notamment pris de l’ampleur après une enquête des services de renseignements américains en avril qui a finalement conclu que le Sars-Cov2 n’avait pas été fabriqué par l’homme.

La communauté scientifique ne sait toujours pas exactement comment celui-ci a touché l’homme. Un hôte intermédiaire, tel le pangolin, aurait pu être faire le lien entre la chauve-souris et l’homme, mais le débat reste ouvert.

Une loi pour le confinement dès 2019

Au bout d’une heure trente, “Hold-Up” commence doucement à entraîner le spectateur sur la piste d’un complot prévu de longue date, une manière de préparer le terrain à la thèse d’un “Great Reset” fomenté dans l’ombre. Le documentaire évoque alors une loi française qui aurait rendu “légal le confinement”… dès décembre 2019.

Interrogée, la députée Martine Wonner, exclue du groupe LREM pour ses positions (parfois contestables) sur le coronavirus, s’interroge. “C’est très étonnant, je vous avoue que c’est quasiment passé sous silence”, expliquant qu’on “peut se poser la question”.

Le texte en question n’est pas précisé, mais on retrouve sur le site du Sénat une “proposition de loi relative à la sécurité sanitaire” datant du 5 décembre 2019. Y sont évoquées des “mesures d’éviction et de maintien à domicile” pour “les personnes présentant un risque élevé de développer une maladie transmissible”. Un autre article de la proposition évoque des mesures d’isolement contraint “lorsqu’une personne atteinte d’une maladie transmissible hautement contagieuse crée, par son refus de respecter les prescriptions médicales d’isolement prophylactique, un risque grave pour la santé de la population”.

Mais il suffit de regarder l’exposé des motifs de cette loi pour remettre tout cela en contexte et comprendre qu’il y avait des raisons antérieures au Covid-19 pour justifier cette loi. “Notre pays se heurtant à des difficultés grandissantes face au développement des maladies vectorielles transmises par les insectes, telles que la dengue, le chikungunya, le zika, la fièvre jaune”, affirme le sénateur Michel Amiel. Quelques mois plus tôt, le virus Zika a été contracté pour la première fois en France métropolitaine.

Le sénateur évoque également le retour de la rougeole qui met en évidence “que l’État ne dispose pas de tous les moyens d’action nécessaires”. En 2019, la France est en effet pointée du doigt avec d’autres pays face au retour de cette maladie qu’on croyait maîtrisée. Le fait que la population française soit l’une des plus opposées aux vaccins n’y est pas étranger.

By Grégory Rozières Chef de rubrique C’est Demain, Science, Techno

COVID-19: Pfizer annonce que son vaccin est «efficace à 90%»

Cette «efficacité vaccinale» a été mesurée en comparant le nombre de participants infectés par le nouveau coronavirus dans le groupe qui a reçu le vaccin et dans celui sous placebo.

Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que des données préliminaires témoignent d’une efficacité de 90 % de son vaccin contre la COVID-19, ce qui pourrait lui permettre de demander aux autorités américaines une autorisation d’urgence pour son utilisation plus tard ce mois-ci.

L’annonce de lundi ne veut toutefois pas dire qu’un vaccin est imminent: cette analyse intérimaire, réalisée par des experts indépendants, a examiné les 94 infections répertoriées jusqu’à présent parmi les quelque 44 000 personnes qui participent à cette étude aux États-Unis et dans cinq autres pays.

Pfizer n’a pas fourni plus de détails concernant ces infections et a prévenu que le taux initial de protection pourrait changer d’ici la fin de l’étude. Même la divulgation de telles données préliminaires est inhabituelle.

“Nous sommes en mesure d’offrir potentiellement un peu d’espoir, a dit à l’Associated Press le vice-président du développement clinique de Pfizer, le docteur Bill Gruber. Nous sommes très encouragés.”

Les marchés ont réagi favorablement à cette annonce. Des bonds d’environ 5 % étaient notés lundi matin, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

Les responsables répètent qu’il est très improbable qu’un vaccin soit disponible avant la fin de l’année. Et quand un vaccin sera offert, les quantités initialement disponibles seront distribuées soigneusement.

Le vaccin développé par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech compte parmi les dix candidats qui font actuellement l’objet d’essais cliniques avancés à travers le monde. Une autre firme pharmaceutique, Moderna, espère elle aussi être en mesure de demander plus tard ce mois-ci une autorisation d’urgence à la puissante Food and Drug Administration des États-Unis.

Les participants aux essais cliniques, et les chercheurs, ne savent pas qui a reçu un vaccin et qui a reçu un placebo. Mais une semaine après la deuxième dose, Pfizer a commencé à compter le nombre de sujets qui ont eu des symptômes de la COVID-19 et chez qui le coronavirus a été détecté.

Puisque l’étude se poursuit, le docteur Gruber n’a pas été en mesure de dire combien de participants de chaque groupe ont été infectés. Un calcul rapide révèle toutefois que pratiquement toutes les infections se sont produites parmi les sujets qui avaient reçu le placebo.

Pfizer poursuivra l’étude jusqu’à ce que 164 infections aient été détectées parmi les participants, un chiffre que la FDA juge suffisant pour mesurer l’efficacité du vaccin. L’agence américaine a indiqué qu’un taux d’efficacité d’au moins 50 % sera nécessaire.

Aucun sujet n’a été gravement malade, a dit le docteur Gruber. Il n’a pas non plus pu préciser combien d’infections se sont produites chez les sujets plus âgés, pour qui la COVID-19 peut être particulièrement dangereuse.

Seuls les participants symptomatiques ont été testés; on ne sait donc pas si des sujets vaccinés ont pu être infectés et continuer à propager le virus sans le savoir.

Puisque la pandémie fait toujours rage, les entreprises pharmaceutiques espèrent demander aux gouvernements de la planète d’autoriser une utilisation d’urgence de leurs vaccins pendant que les tests se poursuivent. Cela permettrait une mise en marché plus rapide, mais laisserait aussi en suspens certaines données scientifiques concernant leurs produits.

By quebec.huffingtonpost.ca

Donald Trump a encore 75 jours de présidence: et si c’était les pires?

Quoique battu par Joe Biden, futur leader des Etats-Unis, le sortant conserve un immense pouvoir en tant que président et chef des armées… et il n’a rien à perdre.

ÉTATS-UNIS – Alors que Donald Trump s’apprête à entamer les derniers jours de sa présidence -qui pourraient bien être les pires- les Américains s’inquiètent de ce que leur réserve un président qui proposait de tirer sur les migrants et d’utiliser les armes nucléaires contre les ouragans.

Aussi excessif, imprudent et irréfléchi qu’il ait pu se montrer jusqu’ici, ses critiques font remarquer qu’il était en période électorale, ce qui n’est plus cas. Battu par Joe Biden lors de cette présidentielle 2020, il n’a plus besoin de se modérer.

“Il fera tout son possible pour semer le désordre”, explique affirme Michael Cohen, l’ex-avocat personnel du président, jugé et condamné à trois ans de prison pour avoir notamment acheté, juste avant l’élection de 2016, le silence de femmes qui avaient eu des relations avec Donald Trump.

D’après lui, le président “s’exprimera à la télé, la radio et dans la presse pour se plaindre qu’on lui a volé ces élections à coup de fraudes et d’ingérence étrangère. Il ne reconnaîtra jamais qu’il doit sa défaite à son incompétence et son arrogance.”

Trump quittera la Maison Blanche le 20 janvier

Le gagnant, Joe Biden, doit prendre ses fonctions à midi le 20 janvier 2021, mais Donald Trump conserve ses prérogatives présidentielles pendant encore 75 jours, y compris son rôle de chef des forces armées et de l’arme nucléaire américaines.

Il a dit qu’il n’avait pas l’intention de faciliter la passation de pouvoir en raison de l’enquête du FBI sur l’aide russe dont il aurait bénéficié lors de la campagne de 2016, ce que le président qualifie d’“espionnage.”

“On en parle, de la transition que j’ai eue quand vous avez espionné ma campagne et quand vous avez essayé de faire tomber le président des États-Unis?” pestait-il encore la semaine dernière lors d’un meeting en Pennsylvanie.

La Maison Blanche a refusé toute demande de commentaire sur cette affaire.

Sous couvert d’anonymat, un ex-haut fonctionnaire estime que les inquiétudes de Michael Cohen et consorts sont exagérées. “Je ne pense pas qu’il fera quoi que ce soit qui sorte de l’ordinaire”, commente-t-il à propos du président.

Mais un conseiller de longue date, qui préfère lui aussi garder l’anonymat, imagine tout à fait que Donald Trump exigera la démission d’Anthony Fauci, le spécialiste en maladies infectieuses du groupe de travail sur la pandémie de coronavirus. Il pourrait aussi congédier Christopher Wray, le directeur du FBI et Gina Haspel, la directrice de la CIA, qui l’ont contredit à plusieurs reprises. “Soit il va virer Wray, Fauci et Haspel et faire des siennes, soit il va se tenir à carreau pour se faire bien voir. Ça sera intéressant à voir. Et c’est du 50-50”, ajoute-t-il.

Et si Trump passait son temps au golf?

Ruth Ben-Ghiat, historienne et spécialiste des régimes autoritaristes à l’université de New York, est sûre que le président sortant “va se venger de ceux qui lui ont manqué de loyauté”. Daniel Goldman, ex-procureur fédéral qui a notamment été l’avocat des démocrates dans la procédure de destitution de Donald Trump, prévoit 11 semaines bien chargées pour le président et son équipe.

Selon lui, on peut s’attendre à “toutes sortes de décrets pour invalider d’autres réglementations de l’ère Obama, l’adoption en catimini de nouvelles réglementations, des tentatives d’intimider et de neutraliser différentes agences gouvernementales, et à ce qu’il utilise les leviers du pouvoir pour avancer les pions qui serviront ses intérêts financiers après la présidence. Sans oublier un nombre record de pardons présidentiels” pour ses complices.

Évidemment, les réglementations indûment rédigées et adoptées peuvent toujours être invalidées par un recours en justice. Même celles qui seront établies en bonne et due forme dans les derniers mois du gouvernement pourraient être rapidement abrogées par le nouveau Congrès, et tous ses décrets, immédiatement annulés par Joe Biden dès sa prise de fonction.

D’autres familiers de Donald Trump s’interrogent sur l’intérêt qu’il va manifester pour ses fonctions s’il perd les élections. Anthony Scaramucci, un vieil ami du président qui a brièvement servi de conseiller à la Maison-Blanche, résume en trois mots le programme le plus probable du dirigeant en fin de mandat: “Jouer au golf”. Ce qu’il faisait au moment où sa défaite a été annoncée au monde entier.

Cet article, publié sur Le HuffPost USa été traduit par Valeriya Macogon pour Fast ForWord.