Covid-19 : ce pays va payer ses ressortissants pour qu’ils se fassent vacciner

Les Serbes qui sont déjà vaccinés ou qui le seront avant la fin du mois de mai recevront 25 euros.

C’est visiblement une première dans le monde. En Serbie, se faire vacciner contre le Covid-19 est récompensé. En effet, selon Le Figaro, le président de la République serbe, Aleksandar Vucic, a dévoilé que chaque personne vaccinée serait dotée de 25 euros, et que toutes celles qui le seront d’ici la fin du mois de mai le seront aussi. Son objectif à court terme : que trois millions de personnes aient reçu une dose d’ici la fin du mois.

Car la Serbie est un bon élève en matière de vaccination. Avec une population d’environ sept millions d’habitants, déjà 1,3 million de personnes ont reçu au moins une dose. Mais selon nos confrères, l’intérêt pour le sérum anti-Covid a baissé dans l’opinion. En termes de stratégie vaccinale, la Serbie s’est servie auprès de différents laboratoires qu’ils soient occidentaux, russes ou chinois. Le vaccin est une “preuve de responsabilité”, a ajouté le président Vucic, qui est allé plus loin concernant les employés du secteur public : tous ceux qui contracteraient désormais le Covid-19 et qui n’auraient pas été vaccinés ne bénéficieront plus d’indemnités pendant leur arrêt maladie.

Donuts aux Etats-Unis, bières et pizzas en Israël

Si dans certains pays, des sociétés ont proposé des avantages à leurs salariés, jamais une récompense financière n’avait été mise en avant, avance un épidémiologiste serbe. Comme le rappelait le Huffington Post, le New Jersey (Etats-Unis) avait décidé d’offrir une bière à tous ses vaccinés, avec le soutien de plusieurs brasseries locales. En Virginie occidentale, les autorités avaient incité les jeunes à se faire vacciner en offrant des bons d’épargne de 80 euros environ.

Plus farfelue comme initiative, relevait le Huffington Post, celle de l’enseigne Krispy Kreme qui offre un donut gratuit pour toute personne vaccinée d’ici la fin de l’année. Enfin en Israël, les autorités proposent, bières, pizzas ou plats locaux pour chaque personne vaccinée. Reste à savoir comment la population réagira en Serbie, entre les plus pauvres qui devraient être attirés par l’opération, et les autres qui pourraient être davantage réfractaires.

Coronavirus : Dubaï, Cuba et la Floride font le pari du “tourisme vaccinal”

ÉCLAIRAGE – Certaines agences de voyages n’hésitent plus à proposer des séjours “all-inclusive”, vaccin compris.

Se dorer la pilule au soleil, cocktail à la main, entre deux doses de vaccin, qu’en dites-vous? Le concept du “tourisme vaccinal” semble en tout cas se répandre de plus en plus. Alors que l’Europe tremble à l’idée d’une pénurie, certains pays n’hésitent pas à proposer la piqûre sous les cocotiers. 

“Caraïbes, mojito et vaccin”… Ce spot est diffusé depuis Cuba à toute l’Amérique du Sud. Dès mars prochain, les touristes qui restent trois semaines sur l’île auront bien droit aux vaccins cubains, comme l’annoncent, entre deux photos de plage, les autorités dans ce petit film publicitaire : “les touristes ont l’option, s’ils le souhaitent, de se faire vacciner à Cuba”. 

Pas loin de là, en Floride, ce sont les voisins du nord, les Québécois de plus de 65 ans, qui peuvent s’inscrire pour être vaccinés. Pas besoin pour eux d’être résident, d’avoir une propriété en Floride. Une proposition qui irrite de nombreux Américains. 

Et puis, il y a ce cas exceptionnel pour les plus riches des Britanniques de plus de 65 ans, ceux qui appartiennent à un cercle londonien très fermé. Moyennant 45.000 euros, ils sont invités à résider à Dubaï pendant un mois, voyages en première classe ou en jet privé, villas réservées et vaccins à double dose compris. 

By RTL Bénédicte Tassart 

édité par Thomas Pierre

“Hold-up”, le documentaire sur le Covid-19 confronté aux faits scientifiques

Dans le film “Hold Up – retour sur un chaos”, Pierre Barnerias et Christophe Cossé affirment vouloir répondre aux questions autour du coronavirus. La réalité est plus compliquée.

SCIENCE – C’est ce qu’on peut appeler un succès fou. Sorti mercredi 11 novembre, le documentaire consacré au Covid-19 “Hold Up – retour sur un chaos” se retrouve au coeur des discussions dans de nombreux médias et sur les réseaux sociaux.

Sur la plateforme de financement participatif Tipeee, la société de production Tprod est passée en 24 heures de 28.000 euros de financement mensuel à plus de 110.000 euros, comme le rappelle le chercheur spécialiste du numérique et des milieux complotistes Tristan Mendès-France. Les différents extraits du film diffusés sur les réseaux sociaux accumulent des centaines de milliers de vues. Et vu les sommes déjà engrangées, l’objectif de 200.000 euros par mois pour le rendre disponible gratuitement pourrait bien être vite atteint.

Mais que dit exactement ce documentaire, accusé de colporter un message complotiste? Le HuffPost l’a regardé dans son intégralité et vous propose ci-dessous de revenir sur quelques-unes des fausses informations propagées par “Hold-Up” sur le coronavirus et la gestion de cette pandémie mondiale. Cet article sera régulièrement mis à jour.

Le “Great Reset”

Avant de rentrer dans le détail, il faut revenir sur la thèse principale de ce documentaire, qui met deux heures à apparaître à l’écran. Selon “Hold-Up”, cette pandémie a été organisée par des élites du monde politique, économique, intellectuel, technologique, afin de mettre en place un “Great Reset”, une “grande réinitialisation” de la société.

Le Forum économique mondial a bien prévu d’organiser une grande réunion en janvier 2021. Cela a même été annoncé dans un communiqué en juin. Ce projet vise à imaginer un “système économique et social pour un avenir plus juste, plus durable et plus résistant” face aux pandémies, au changement climatique et aux autres défis.

S’il est parfaitement légitime de débattre de la véritable utilité du Forum économique mondial et de cette réunion, affirmer que ce “Great Reset” est pensé depuis longtemps est factuellement sans consistance. Aucune preuve n’est présentée par le documentaire allant dans ce sens.

Toujours sans preuve, les auteurs affirment que le but de cette pandémie pour les élites mondiales est à la fois de détruire une partie de l’humanité inutile, mais aussi de faciliter le déploiement de la 5G pour mieux contrôler l’argent, via la virtualisation de la monnaie par l’intermédiaire des cryptomonnaies.

Cela peut sembler très gros, dit comme ça. Mais après deux heures de débats sur les origines du coronavirus, sur l’impact réel du Covid-19, la mortalité, les traitements, l’éthique du confinement, on a légitimement envie d’entendre une solution permettant d’expliquer tout cela.

Sauf que justement, une écrasante majorité de ce que l’on a entendu avant est également soit faux, soit exagéré, soit détourné. Voici des exemples. Beaucoup sont des théories du complot ou des approximations utilisées depuis des mois.

L’efficacité de l’hydroxychloroquine 

C’est l’un des sujets qui a entraîné le plus de débats et le plus de polarisation, sur les réseaux sociaux, mais aussi chez les médecins et les hommes politiques. Il est donc logique que Hold Up s’empare du sujet.

Les affirmations sur ce sujet sont très nombreuses et il serait vain d’essayer d’en refaire le tour. Il est par contre clair que le documentaire affirme que l’hydroxychloroquine est un traitement très efficace contre le Covid-19. Hold Up affirme également que si ce médicament n’a pas été autorisé, c’est justement car un complot d’envergure visait à ce que le coronavirus ne puisse être traité jusqu’à l’arrivée d’un vaccin.

Après plusieurs mois de débats, il y a pourtant des choses claires à dire sur la chloroquine. D’abord, il faut rappeler que lors des premiers mois de la pandémie, on ne savait pas quoi faire contre le coronavirus. Il est donc logique de tester des médicaments existants, comme la chloroquine, ou encore le Remdesivir (très critiqué dans Hold Up car émanent du laboratoire Gilead, censé faire partie d’un grand complot).

Certaines molécules semblaient efficaces selon des résultats très partiels. Dont l’hydroxychloroquine, alors vantée par Didier Raoult. La question de savoir s’il fallait laisser les médecins prescrire est un débat à part entière (plus d’informations ici). Il est par contre clair que la médiatisation de ce débat, notamment du fait des sorties du professeur de l’IHU de Marseille ou des déclarations de Donald Trump, n’ont pas aidé à apaiser ces controverses pourtant courantes dans le milieu médical. Et ont eu des effets indésirables.

Mais depuis, les choses ont évolué. Car derrière ces débats éthiques, il y a une recherche scientifique qui a essayé d’avancer vite (plus de détails ici), pour produire des études de qualité, robustes, permettant de dire avec beaucoup plus de certitude si ces médicaments existants testés dans l’urgence étaient d’une quelconque utilité face au Covid-19.

Hold Up parle également énormément de la fameuse étude publiée dans The Lancet, qui a conduit l’OMS a suspendre (puis à reprendre) son analyse de l’efficacité de l’hydroxychloroquine. A raison. Ces problèmes ont été évoqués par les scientifiques, par les médias (résumé ici). L’étude a été rétractée par la revue scientifique et la recherche a continué à avancer. Par contre, Hold Up ne fait pas état des nombreuses approximations et contre-vérités dites par Didier Raoult dans ses différentes interviews ou certaines de ses études.

Toujours est-il qu″aujourd’hui, après tous ces débats et toutes ces polémiques, on en sait beaucoup plus sur le Covid-19. L’un des seuls médicament avec une efficacité vraiment prouvée par des essais cliniques en double aveugle, bien encadrés, est la dexamethasone, sur laquelle personne n’avait vraiment parié. A l’inverse, de très nombreux essais cliniques ont rendu leur conclusion sur la chloroquine. Les deux plus grands celui de l’OMS (solidarity), de l’université d’Oxford (recovery) vont dans le même sens: l’hydroxychloroquine n’a pas d’effet.

Des chercheurs ont également réalisé une meta analyse et n’ont trouvé aucun impact. Cette étude est critiquée de manière très virulente dans Hold Up, pourtant, la majorité des autres analyses similaires vont dans le même sens.

Le masque pour les non-malades est une “aberration”

Le médecin nutritionniste (opposé aux vaccins) Pascal Trotta affirme dans “Hold-Up” que “les médecins qui imposent le masque à ceux qui ne sont pas malades sont des jean-foutre, des médecins de Molière”.

L’utilité du masque a été longuement débattue au début de l’épidémie, comme nous l’avons expliqué plusieurs fois. Et sans parler des erreurs des différents gouvernements, même les scientifiques n’étaient pas d’accord. Mais après plus de 11 mois, il y a des choses que l’on sait et qui constituent un consensus scientifique. Celui-ci se crée par l’accumulation d’études, d’essais, d’analyses, d’observations.

Celui-ci est très clair: il est possible pour une personne infectée par le coronavirus de transmettre la maladie sans avoir de symptôme. Notamment dans les 48 heures qui précèdent l’apparition des symptômes. Il est également de plus en plus clair que le masque diminue le risque de contamination.

Logiquement, si le coronavirus circule beaucoup dans une population, demander de porter le masque doit réduire la proportion de présymptomatiques ou asymptomatiques qui vont contaminer des personnes saines.

Il y a eu une prime pour les médecins faisant de la “délation”

Le documentaire affirme que les médecins ont eu une prime pour signaler des cas Covid-19 et leurs personnes contact. La question a, il est vrai, fait débat en mai, lorsque le gouvernement mettait en place sa stratégie de déconfinement, notamment basée sur le traçage des contacts.

Mais comme le rappelait à l’époque Libération, la rémunération pour ce travail de traçage a été évacuée lors de la finalisation de la loi en commission paritaire par les parlementaires. Il est par contre vrai que pour un patient malade dont le test PCR confirme qu’il est bien touché par le coronavirus, le médecin a une majoration.

Pourquoi? L’assurance maladie expliquait à Libération: “Cette majoration correspond à la valorisation de l’annonce du test positif, la prescription des tests pour les cas contacts proches […], l’information donnée au patient sur les mesures barrières, l’enregistrement dans l’outil “Contact Covid” du patient et des cas contacts proches”.

L’OMS a interdit les autopsies sur les morts du Covid-19

Dans “Hold-Up”, on entend un médecin préciser que les autopsies sont utiles pour savoir comment mieux traiter les patients atteints de Covid-19. Juste avant, le documentaire affirme que l’OMS avait justement interdit les autopsies.

Il suffit pourtant d’aller sur le site de l’Organisation mondiale de la santé pour se rendre compte qu’il n’en est rien. Dans un document publié le 24 mars sont listées les précautions à prendre dans le cadre d’une autopsie sur un patient décédé de Covid-19 afin d’éviter une possible infection. Cet article de l’AFP propose un point détaillé sur cette question.

Le virus a été créé dans un laboratoire

C’est l’une des théories qui a le plus circulé sur les réseaux sociaux. Et ce dans de très nombreuses formes. Dans “Hold-Up”, si quelques intervenants expliquent ne pas avoir la réponse sur les origines du Sars-Cov2, certains sont plus catégoriques. À l’instar de Jean-Baptiste Fourtillan, anti-vaccin connu pour avoir participé à un essai clinique sauvage dans une abbaye, qui affirme que le nouveau coronavirus est un Sras modifié génétiquement avec des bouts du génome de la malaria. Preuve en est: des brevets existent.

L’origine du Sars-Cov2 est encore floue, mais cette hypothèse d’une modification génétique est rejetée par la communauté scientifique, surtout que ces brevets ne veulent pas du tout dire que le virus a été “créé” des années plus tôt, comme nous l’expliquions en mars.

Le génome du coronavirus, étudié en détail depuis 11 mois, ne semble pas accréditer la thèse d’une modification humaine pour diverses raisons (plus de détails ici). Cette thèse avait notamment pris de l’ampleur après une enquête des services de renseignements américains en avril qui a finalement conclu que le Sars-Cov2 n’avait pas été fabriqué par l’homme.

La communauté scientifique ne sait toujours pas exactement comment celui-ci a touché l’homme. Un hôte intermédiaire, tel le pangolin, aurait pu être faire le lien entre la chauve-souris et l’homme, mais le débat reste ouvert.

Une loi pour le confinement dès 2019

Au bout d’une heure trente, “Hold-Up” commence doucement à entraîner le spectateur sur la piste d’un complot prévu de longue date, une manière de préparer le terrain à la thèse d’un “Great Reset” fomenté dans l’ombre. Le documentaire évoque alors une loi française qui aurait rendu “légal le confinement”… dès décembre 2019.

Interrogée, la députée Martine Wonner, exclue du groupe LREM pour ses positions (parfois contestables) sur le coronavirus, s’interroge. “C’est très étonnant, je vous avoue que c’est quasiment passé sous silence”, expliquant qu’on “peut se poser la question”.

Le texte en question n’est pas précisé, mais on retrouve sur le site du Sénat une “proposition de loi relative à la sécurité sanitaire” datant du 5 décembre 2019. Y sont évoquées des “mesures d’éviction et de maintien à domicile” pour “les personnes présentant un risque élevé de développer une maladie transmissible”. Un autre article de la proposition évoque des mesures d’isolement contraint “lorsqu’une personne atteinte d’une maladie transmissible hautement contagieuse crée, par son refus de respecter les prescriptions médicales d’isolement prophylactique, un risque grave pour la santé de la population”.

Mais il suffit de regarder l’exposé des motifs de cette loi pour remettre tout cela en contexte et comprendre qu’il y avait des raisons antérieures au Covid-19 pour justifier cette loi. “Notre pays se heurtant à des difficultés grandissantes face au développement des maladies vectorielles transmises par les insectes, telles que la dengue, le chikungunya, le zika, la fièvre jaune”, affirme le sénateur Michel Amiel. Quelques mois plus tôt, le virus Zika a été contracté pour la première fois en France métropolitaine.

Le sénateur évoque également le retour de la rougeole qui met en évidence “que l’État ne dispose pas de tous les moyens d’action nécessaires”. En 2019, la France est en effet pointée du doigt avec d’autres pays face au retour de cette maladie qu’on croyait maîtrisée. Le fait que la population française soit l’une des plus opposées aux vaccins n’y est pas étranger.

By Grégory Rozières Chef de rubrique C’est Demain, Science, Techno

COVID-19: Pfizer annonce que son vaccin est «efficace à 90%»

Cette «efficacité vaccinale» a été mesurée en comparant le nombre de participants infectés par le nouveau coronavirus dans le groupe qui a reçu le vaccin et dans celui sous placebo.

Le géant pharmaceutique Pfizer a indiqué lundi que des données préliminaires témoignent d’une efficacité de 90 % de son vaccin contre la COVID-19, ce qui pourrait lui permettre de demander aux autorités américaines une autorisation d’urgence pour son utilisation plus tard ce mois-ci.

L’annonce de lundi ne veut toutefois pas dire qu’un vaccin est imminent: cette analyse intérimaire, réalisée par des experts indépendants, a examiné les 94 infections répertoriées jusqu’à présent parmi les quelque 44 000 personnes qui participent à cette étude aux États-Unis et dans cinq autres pays.

Pfizer n’a pas fourni plus de détails concernant ces infections et a prévenu que le taux initial de protection pourrait changer d’ici la fin de l’étude. Même la divulgation de telles données préliminaires est inhabituelle.

“Nous sommes en mesure d’offrir potentiellement un peu d’espoir, a dit à l’Associated Press le vice-président du développement clinique de Pfizer, le docteur Bill Gruber. Nous sommes très encouragés.”

Les marchés ont réagi favorablement à cette annonce. Des bonds d’environ 5 % étaient notés lundi matin, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis.

Les responsables répètent qu’il est très improbable qu’un vaccin soit disponible avant la fin de l’année. Et quand un vaccin sera offert, les quantités initialement disponibles seront distribuées soigneusement.

Le vaccin développé par Pfizer et son partenaire allemand BioNTech compte parmi les dix candidats qui font actuellement l’objet d’essais cliniques avancés à travers le monde. Une autre firme pharmaceutique, Moderna, espère elle aussi être en mesure de demander plus tard ce mois-ci une autorisation d’urgence à la puissante Food and Drug Administration des États-Unis.

Les participants aux essais cliniques, et les chercheurs, ne savent pas qui a reçu un vaccin et qui a reçu un placebo. Mais une semaine après la deuxième dose, Pfizer a commencé à compter le nombre de sujets qui ont eu des symptômes de la COVID-19 et chez qui le coronavirus a été détecté.

Puisque l’étude se poursuit, le docteur Gruber n’a pas été en mesure de dire combien de participants de chaque groupe ont été infectés. Un calcul rapide révèle toutefois que pratiquement toutes les infections se sont produites parmi les sujets qui avaient reçu le placebo.

Pfizer poursuivra l’étude jusqu’à ce que 164 infections aient été détectées parmi les participants, un chiffre que la FDA juge suffisant pour mesurer l’efficacité du vaccin. L’agence américaine a indiqué qu’un taux d’efficacité d’au moins 50 % sera nécessaire.

Aucun sujet n’a été gravement malade, a dit le docteur Gruber. Il n’a pas non plus pu préciser combien d’infections se sont produites chez les sujets plus âgés, pour qui la COVID-19 peut être particulièrement dangereuse.

Seuls les participants symptomatiques ont été testés; on ne sait donc pas si des sujets vaccinés ont pu être infectés et continuer à propager le virus sans le savoir.

Puisque la pandémie fait toujours rage, les entreprises pharmaceutiques espèrent demander aux gouvernements de la planète d’autoriser une utilisation d’urgence de leurs vaccins pendant que les tests se poursuivent. Cela permettrait une mise en marché plus rapide, mais laisserait aussi en suspens certaines données scientifiques concernant leurs produits.

By quebec.huffingtonpost.ca

Coronavirus : mieux que l’hydroxychloroquine, le cannabis.

Des scientifiques canadiens ont découvert que 13 variétés de cannabis pourraient prévenir l’infection du Covid-19.

Et si après l’hydroxychloroquine, remise en cause par l’OMS, tous les regards se tournaient vers le cannabis ? Aussi surprenant que cela puisse paraître, des chercheurs canadiens viennent de publier une étude affirmant les bienfaits de la plante contre le coronavirus, a rapporté The Next Web.

Selon leur étude, encore non vérifiée, les scientifiques ont identifié treize variétés de cannabis sativa qui permettraient non pas de traiter mais de prévenir l’infection par le virus. En modulant l’enzyme ACE2, le cannabis limiterait l’entrée et la prolifération dans les poumons du SARS-CoV-2.

La substance non psychoactive (CBD) extraite

Pour parvenir à ce résultat, les Canadiens ont extrait de la plante le cannabidiol (CBD), sa substance non psychoactive, de 800 variétés de cannabis. Des variétés qui ne sont pas vendues sur le marché et ont été développées par les chercheurs. 

Les traitements basés sur le CBD ne sont pas une nouveauté. Depuis plusieurs années, le cannabis thérapeutique est prescrit Outre-Atlantique dans la prévention de certaines maladies. Dans certains cas de cancer ou l’épilepsie, il est recommandé afin de mieux supporter les thérapies et leurs effets secondaires. Ses vertus permettraient même de réduire de moitié les migraines et maux de tête.

En France, le port du masque sera obligatoire dans les lieux publics clos dès «la semaine prochaine»

Le premier ministre français Jean Castex a indiqué jeudi que la mesure devait entrer en vigueur dès le 1er août

Le décret rendant obligatoire en France le port du masques dans les lieux clos recevant du public entrera «en vigueur la semaine prochaine», a annoncé le Premier français Jean Castex au Sénat.

 

«Nous envisagions une entrée en vigueur de ces dispositions le 1er août», a rappelé le Premier ministre. «J’ai compris que cette échéance apparaissait tardive (…) le décret entrera donc en vigueur la semaine prochaine», a-t-il indiqué lors de sa déclaration de politique générale devant les sénateurs.

«Une mesure de prévention et de protection efficace»

«Le port du masque constitue avec le respect des gestes barrière une mesure de prévention et de protection efficace», a-t-il souligné.

L’annonce le 14 juillet par Emmanuel Macron de l’obligation de porter un masque dans les «lieux publics clos» à partir du 1er août avait réjoui ceux qui plaidaient pour cette mesure, mais ils réclamaient son application sans délai et y compris sur les lieux de travail.

Jean Castex a précisé que «dans les locaux dits professionnels, cela suppose une évolution des protocoles sanitaires régissant les activités concernées».

By APF LE TEMPS

«Le premier qui attrape le virus à la soirée est payé»

De jeunes Américains ont participé à des «corona-parties». Le but du jeu? Convier des personnes infectées à une fête, attraper le virus et rafler la mise.

Les États-Unis n’en finissent pas avec la première vague de l’épidémie de coronavirus, et le nombre de cas progresse à vitesse grand V dans certains États. Des confinements courts, trop peu de restrictions, des régions touchées les unes après les autres, les raisons invoquées sont nombreuses.

Raisons auxquelles il s’agirait d’ajouter l’inconscience et la bêtise. Des jeunes de l’Alabama ont passé un cap en la matière en décidant d’organiser des «Covid-19 parties». Le concept est très simple: «Inviter le maximum de personnes infectées par le coronavirus. Le premier qui l’attrape également est payé!» Pour toucher la prime, «l’heureux élu» doit aller faire valider sa contamination chez le médecin. Il reçoit ensuite l’argent des billets d’entrée de la fameuse soirée.

«Ils peuvent ramener le coronavirus à la maison»

Difficile d’imaginer les motivations de ces personnes adeptes de ce jeu dangereux. Informées de l’existence de ce type de soirées, les autorités de la ville de Tuscaloosa n’y ont d’abord pas cru: «Nous avons pensé à une rumeur avant d’effectuer des recherches. Mais les cabinets médicaux et l’État de l’Alabama ont reçu les mêmes informations que nous», a expliqué à CNN Sonya McKinstry, du Conseil municipal de la ville.

Plus grave encore, ce phénomène ne serait pas isolé. Plusieurs «fêtes privées» du même genre auraient eu lieu dans des villes de cet État du sud des États-Unis. «Je suis furieuse qu’un virus aussi sérieux et mortel soit considéré de la sorte. Ce n’est pas seulement irresponsable, ils peuvent ramener le coronavirus à la maison et contaminer leurs parents ou leurs grands-parents», poursuit l’élue.

La ville a donc décidé de siffler la fin de la récréation, et les contrôles de police vont se multiplier. Depuis le début de la crise sanitaire, l’Alabama a enregistré plus de 39’000 contaminations au coronavirus et presque un millier de décès.

de Thomas Holzer/L’essentiel

DÉCONFINEMENT Sur le dancefloor, la colère !

Il y a dix jours, les discothèques suisses ont pu rouvrir leurs portes capitonnées. Mais les conditions, en particulier l’horaire réduit de 18h à minuit, ont fait grincer des dents. Certains clubs font front, estimant ces mesures inadéquates, voire absurdes.

Samedi soir, 18h30. Alors que certains entament tout juste l’apéro, au D! Club, les boules à facettes miroitent déjà. Derrière les platines, un DJ masqué enchaîne les tubes de hip-hop mais la piste, elle, est encore vide. Ce week-end, comme de nombreuses autres boîtes de nuit romandes, le D! rouvrait pour la première fois ses portes, selon les horaires restreints exigés par le Conseil fédéral – de 18h à minuit.

 

Après que l’agent d’accueil et de sécurité a pris leur température (grâce à un thermomètre sans contact), et vérifié qu’ils avaient téléchargé l’application de traçabilité requise par l’établissement, les premiers fêtards font leur entrée au compte-goutte. Trois étudiantes étrangères venues pour fêter un anniversaire s’emparent timidement du dancefloor, bientôt rejointes par un groupe d’amis, bien décidés à bénéficier de l’entrée gratuite jusqu’à 19h – et à profiter de la soirée. «Peu importe s’il y a peu de monde, je suis venue pour danser, ça m’avait manqué, lance une jeune femme entre deux morceaux. Je me réjouis surtout de ce retour à la normale.»

Plan alternatif

«La normale», ce n’est pourtant pas exactement le terme qu’emploieraient les professionnels du monde de la nuit. Depuis que la Confédération a autorisé la réouverture des discothèques le 27 mai dernier, ils sont nombreux à pester contre des conditions de reprise jugées inadmissibles, voire dangereuses.

Lire aussi notre éditorial: Déconfinement: un assouplissement sous condition

La distance de 2 m entre chaque danseur, d’abord, a fait l’objet de vives critiques – comment l’âme du clubbing pourrait-elle y survivre? – avant de se voir assouplie. PromoterSuisse, la faîtière des promoteurs d’événements musicaux, a pris l’initiative d’établir un plan de protection alternatif (ni approuvé, ni rejeté par l’OFSP), et adopté la plupart des établissements. A défaut de maintenir la distanciation sociale (les boissons pouvant aussi être consommées debout), celui-ci exige la collecte des données des 300 noceurs à l’entrée – ils seront ainsi avertis si un cas de Covid-19 se déclarait dans les 14 jours, et potentiellement soumis à une quarantaine. Une partie des clubs, refusant ce traçage, font front. Sans oublier la question la plus controversée: la fermeture à minuit. Peut-on vraiment motiver les oiseaux de nuit à avancer leurs sorties?

 

Reporter le problème

«Impossible que ça fonctionne quand il fera beau et chaud», lâche Thierry Namer, directeur du Folklor. Si le club, situé sur la place de la Riponne, a fait le plein lors de sa réouverture le 6 juin, c’est qu’il a pu compter sur les inconditionnels de musique électronique, sa spécialité, mais aussi sur la météo maussade, estime-t-il. «Avec les beaux jours, les gens préféreront logiquement aller faire du sport ou retrouver leurs amis en terrasse à ces heures-là. On devient donc malgré nous une concurrence aux bars et cafés.»

Une concurrence pas toujours souhaitée. A Genève, le Baroque Restaurant, par exemple, a repris partiellement du service mais pas la discothèque affiliée, place de la Fusterie: le nouvel horaire exigerait un changement de concept, souligne le directeur général du groupe, Julien Torrado. «Modifier notre carte en proposant des mets, mais aussi modifier les prix, car les boissons sont traditionnellement plus chères dans un club.»

Réserves, frustrations, incompréhension aussi. Comme celle de Thierry Wegmüller, membre du comité des Rencontres La Belle Nuit, qui œuvre pour l’amélioration de la qualité de la vie nocturne à Lausanne. Celui qui dirige aussi le D! Club et l’ABC en est persuadé: la fermeture à minuit ne fait que reporter le problème. «Dans les faits, les clubbeurs sortent frustrés et continuent de faire la fête sur la voie publique ou dans des fêtes privées, là où il n’y a aucun cadre sanitaire. S’ensuivent des plaintes pour tapage nocturne, comme à Genève le week-end d’ouverture, note-t-il. Et quand on voit que les casinos ont rouvert jusqu’à 3h du matin, les milliers de personnes qui défilent dans la rue, ces mesures ont quelque chose d’irrationnel.»

«Manque de confiance»

Thierry Wegmüller, comme d’autres gérants de discothèque, regrette un manque d’écoute, voire de considération du monde de la nuit. «On a tendance à rejeter sur lui tous les maux, mais il ne faut pas sous-estimer notre rôle social. Il y a un réel besoin de sortir dans la population et sans les festivals, cet été, je pense qu’il ira crescendo.»

Certains dénoncent tout bonnement une méconnaissance du milieu. «Pourquoi cette limite à minuit? Ils ont peut-être l’impression qu’on fait des orgies à partir de 1h du matin», raille Zabou Elisabeth Jaquet, coprésidente du Grand Conseil de la Nuit, association pour la culture nocturne à Genève. «On ne comprend pas ce manque de confiance, au vu des efforts de prévention que nos membres mettent en place tout au long de l’année.» L’intégralité de ses membres, une vingtaine de bars et de clubs, dont l’Audio, l’Usine ou le Chat Noir, ont décidé de rester fermés.

Autre grief: le délai de dix jours entre l’annonce du Conseil fédéral et la réouverture effective des clubs. «C’est donner bien peu de crédit à l’organisation de nos événements. Une bonne programmation se prépare sur plusieurs mois», poursuit Zabou Elisabeth Jaquet. Les concerts de musique live, en particulier, sont devenus complexes à organiser au vu des tournées annulées. «Pour nos membres, cela n’avait tout simplement pas de sens d’ouvrir maintenant», résume-t-elle.

Pression financière

Pour d’autres, malgré les conditions acrobatiques, relancer la machine est une question de survie. Une manière d’éponger tant bien que mal les charges fixes qui continuent de tomber. D’autant que selon les cantons, les boîtes de nuit ne bénéficient d’aucune subvention. «A Fribourg, parce qu’ils sont formés en SA ou Sàrl, les clubs ne sont pas considérés comme faisant partie du monde culturel. Pourtant, nous avons une programmation, des DJ, des spectacles d’humour», relève Stéphane Jaton, directeur du Crapule Club. Une demande de soutien financier, de concert avec d’autres établissements fribourgeois, est pour l’instant restée sans réponse.

Leurs espoirs se portent désormais sur les annonces du 24 juin, qui pourraient inclure un potentiel assouplissement des mesures. Pour Stéphane Jaton cependant, pas question d’attendre jusque-là pour revoir sa formule: le Crapule Club proposera un bar à cocktails dans la verdure d’un parc, tout l’été.

Source: Le Temps Virginie Nussbaum