Les talibans demandent aux télés de ne plus diffuser de séries avec des femmes

Le ministère de la Promotion de la vertu et de la prévention du vice a émis des «directives religieuses» à l’encontre des chaînes de télévisions et des journalistes.

Le ministère taliban de la Promotion de la vertu et de la prévention du vice a appelé les télévisions afghanes à ne plus diffuser de séries montrant des femmes, dans le cadre de nouvelles «directives religieuses» diffusées dimanche. «Les télévisions doivent éviter de montrer des feuilletons et séries à l’eau de rose dans lesquels des femmes ont joué», indique un document du ministère à l’attention des médias.

Il leur demande également de faire en sorte que les femmes journalistes portent «le voile islamique» à l’écran, sans préciser s’il s’agit d’un simple foulard, déjà habituellement porté sur les télévisions afghanes, ou d’un voile plus couvrant. «Il ne s’agit pas de règles, mais de directives religieuses», a précisé à l’AFP le porte-parole du ministère, Hakif Mohajir. Les télévisions afghanes sont aussi appelées à éviter les programmes «opposés aux valeurs islamiques et afghanes» ainsi que ceux qui insultent la religion ou «montrent le prophète et ses compagnons». C’est la première fois que ce ministère tente de réguler la télévision afghane depuis la prise du pouvoir par les talibans à la mi-août.

Respect des «valeurs islamiques»

Durant leur premier règne, de 1996 à 2001, le ministère de la Promotion de la vertu et de la prévention du vice, chargé de veiller au respect quotidien des «valeurs islamiques» de la population, était craint pour son fondamentalisme et les châtiments qu’il entraînait. Les talibans avaient interdit la télévision, le cinéma et toutes les formes de divertissement jugés immoraux. Les gens surpris en train de regarder la télévision étaient punis et leur équipement détruit, être en possession d’un magnétoscope était passible de flagellation publique. Pendant un temps, il était même possible de voir des téléviseurs pendus à des lampadaires.

Renversés en 2001, les talibans sont revenus au pouvoir en août dernier dans un pays au paysage médiatique transformé après 20 ans de gouvernement soutenu par les Occidentaux. Pendant ces deux décennies, le secteur des médias a explosé, des dizaines de stations de radios et chaînes de télévisions privées sont apparues. Elles ont offert des opportunités nouvelles aux femmes, qui n’avaient pas le droit de travailler ni d’étudier sous les talibans des années 90. Aujourd’hui, bien qu’affichant un visage plus modéré, les talibans n’ont toujours pas autorisé de nombreuses femmes à reprendre le travail dans les services publics.

Les cours pour filles dans les collèges et lycées, ainsi que dans les universités publiques n’ont pas encore rouvert dans la majorité du pays. Dans les universités privées, les talibans ont demandé à ce que les étudiantes soient voilées. Leurs combattants ont par ailleurs à plusieurs reprises frappé des journalistes accusés de couvrir des manifestations de femmes «non autorisées».

Texte Le Matin.ch (AFP)

ARCROBAR ACTU X 3

Xavi
Thomas Pesquet
Cop26

Xavi
L’ancien milieu de terrain Xavi Hernandez est devenu officiellement lundi le nouvel entraîneur du FC Barcelone. Il a déclaré vouloir sortir le club d’une «situation difficile» lors de sa présentation officielle au Camp Nou.

Thomas Pesquet
Ainsi s’achève la deuxième mission dans l’espace de sa carrière: le Français Thomas Pesquet est rentré sur Terre dans la nuit de lundi à mardi, après un séjour de six mois en orbite dans la Station spatiale internationale qui s’est conclu par un amerrissage réussi au large des côtes de Floride.

Cop26
Même en respectant les nouvelles promesses de la Cop26, on serait encore loin du compte.
Les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre pour 2030 ne seront pas suffisants.
La première semaine de la conférence climat Cop26 a vu une série d’annonces de pays promettant de faire plus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre mais il est difficile à ce stade d’évaluer leur impact sur le futur réchauffement.

#Striketober, «grande démission» : 5 minutes pour comprendre la fronde sociale inédite aux Etats-Unis

Des usines aux hôpitaux en passant par la restauration, une vague de grèves bouleverse les Etats-Unis, réclamant un meilleur salaire ou statut. Un mouvement qui favorise les syndicats locaux et replace l’enjeu de la qualité du travail au cœur des débats.

La rentrée balayée par une fronde historique aux États-Unis. Lessivés par la pandémie et frustrés par les profits de leurs employeurs, des dizaines de milliers de salariés américains ont engagé des mouvements de grève cet automne, réclamant de meilleures conditions de travail. Des usines aux plateaux de cinéma, en passant par les hôpitaux et le milieu de la restauration, ces mouvements de « Great Resignation », défendus par une frange du camp démocrate, touchent tous les secteurs. Et pourraient bien inspirer les pays voisins. Décryptage.

Que s’est-il passé ?

Les grèves s’accumulent depuis plusieurs semaines aux États-Unis. Depuis jeudi, 10 000 salariés du constructeur de tracteurs John Deere ont quitté leurs usines pour descendre dans la rue. Une action qui rejoint celle menée par 1 500 ouvriers travaillant pour le géant des céréales Kellogg’s en Pennsylvanie ou encore celle de 2 000 infirmières de l’hôpital Mercy à Buffalo dans l’État de New York, réclamant de meilleures conditions de travail.

D’autres secteurs pourraient à leur tour venir gonfler les rangs de grévistes. Quelque 31 000 employés du groupe de santé Kaiser Permanente se préparent à cesser sous peu leur travail, en Californie. La colère gagne encore les studios d’Hollywood dont certaines équipes s’apprêtaient à quitter leur tournage, avant la conclusion d’un accord in extremis sur les conditions de travail.

Aussi disparates soient-elles, ces grèves, soutenues par l’aile gauche des démocrates derrière le hashtag #Striketober, réclament selon les secteurs, de nouvelles embauches, une revalorisation des salaires ou encore pour certains, « la garantie de ne pas voir leur emploi délocalisé », précise Marie-Christine Bonzom, politologue, journaliste et spécialiste des États-Unis.

Quel contexte ?

Si les grèves se sont intensifiées ces dernières semaines, les frustrations des employés elles, ne datent pas d’hier. « La pandémie a été l’élément déclencheur mais l’insatisfaction venait de loin. Elle concerne aussi bien les bas salaires, les bénéfices des entreprises, ou encore l’accès compliqué à la sécurité sociale qui dépend de l’employeur », note Nicole Bacharan, historienne spécialiste des États-Unis et auteure des « Grands jours qui ont changé l’Amérique ».

La sortie de la crise sanitaire a vu naître une vague de démissions sans précédent. 4,3 millions d’Américains ont quitté leur emploi depuis août, selon des données du ministère du Travail citées par le Washington Post. Un chiffre qui dépasse même les 20 millions si l’on compte depuis avril. Pour la plupart, ces départs ont touché le secteur de la vente et de l’hôtellerie, soit des emplois aux cadences éprouvantes, souvent mal rémunérés.

Au final, la pandémie a redistribué les cartes des priorités chez bon nombre de travailleurs. Au total, 10 millions d’emplois seraient non pourvus dans le pays. Un levier considérable pour ceux qui s’apprêtent à raccrocher. « Puisque les employeurs ne trouvent personne à embaucher, les employés sont en bonne position pour négocier des augmentations de salaire ou un meilleur statut », souligne Marie-Christine Bonzom.

Quelle place pour les syndicats ?

En déclin depuis la fin des années 1960, les syndicats semblent désormais reprendre des couleurs dans le pays. Le président Joe Biden avait d’ailleurs affiché, parmi ses priorités, celle de faire respecter leurs droits et de leur redonner du pouvoir. À ce jour, le pays compte 11 % de syndiqués parmi ses travailleurs. Un taux « faible mais pas plus qu’en France », remarque Nicole Bacharan. Preuve que la lutte sociale gagne du terrain, des employés de grandes firmes telles que Starbucks ou Amazon ont même tenté de monter leur syndicat ces derniers mois. Parfois, en vain.

Car rappelons-le, le droit syndical reste radicalement différent de celui observé en France. « Chez nous, la négociation syndicale s’opère principalement par secteur via des conventions collectives. Là-bas, tout se joue au niveau des sociétés, unité par unité. Le droit de se syndiquer dépend d’un vote au sein de l‘entreprise », résume Marie-Christine Bonzom.

Si peu d’Américains militent pour leurs droits, beaucoup soutiennent toutefois le mouvement. « Dans l’imaginaire collectif, on peine à associer les États-Unis et la lutte syndicale. Mais les syndicats ont beaucoup gagné en popularité ces dernières années. Un soutien qui les aide aujourd’hui à négocier », pointe Nicole Bacharan.

Un effet domino ?

Grèves multiples, vague de démissions, renégociations en série… Le mouvement de colère sociale comme la pénurie de main-d’œuvre dépassent désormais les frontières américaines. L’Allemagne manque de 400 000 travailleurs qualifiés, relève Bloomberg. De même, la Chine ferait face à des démissions massives, avec l’émergence d’une nouvelle génération de travailleurs « désenchantée par les perspectives et rebutée par les salaires relativement bas », relève le Washington Post.

De son côté, la France peine depuis plusieurs mois à recruter dans le secteur de la restauration. Sans parler de grève mondiale, ces constats successifs témoignent d’une « forte aspiration à de meilleures conditions de travail », estime Nicole Bacharan pour qui ces mobilisations pourraient en entraîner d’autres. Avec une nuance toutefois outre-Atlantique : « Pour les Américains, l’accomplissement personnel ne peut se détacher de la valeur travail, de la réussite professionnelle. Autrement dit, les grèves peuvent se succéder sur place, les 35h ne seront pas pour demain… », souffle Nicole Bacharan.

Texte le parisien.fr Par Marie Campistron

L’équipe russe qui a tourné le premier film dans l’espace de retour sur Terre

L’actrice et le réalisateur russes qui ont séjourné pendant 12 jours à bord de la Station spatiale internationale (ISS) pour y tourner le premier film dans l’espace ont atterri dimanche matin sur Terre.

Le vaisseau Soyouz MS-18 transportant l’actrice Ioulia Peressild, le réalisateur Klim Chipenko et le cosmonaute Oleg Novitski est arrivé dans les steppes du Kazakhstan à 04h36, l’heure prévue, selon les images retransmises en direct par l’agence spatiale russe.

Le patron de l’agence spatiale russe Dmitri Rogozine a pour sa part publié avant le retour sur Terre des photographies de son équipe en route sur les lieux de l’atterrissage à bord de dix hélicoptères.

Le vaisseau Soyouz MS-18 transportant l’actrice Ioulia Peressild, le réalisateur Klim Chipenko et le cosmonaute Oleg Novitski est arrivé dans les steppes du Kazakhstan à 04h36, l’heure prévue, selon les images retransmises en direct par l’agence spatiale russe.

 

Le vaisseau Soyouz MS-18 transportant l’équipe du tournage du 1er film dans l’espace est sur le point d’atterrir dans les steppes du Kazakhstan. [Sergei Savostyanov / POOL / Sputnik – AFP]

Concurrence avec les Etats-Unis

Devançant un projet américain concurrent avec Tom Cruise, Ioulia Peressild, 37 ans, et Klim Chipenko, 38 ans, avaient décollé le 5 octobre du cosmodrome russe de Baïkonour au Kazakhstan, aux côtés du cosmonaute chevronné Anton Chkaplerov.

Leur film, intitulé provisoirement « Le Défi », mettra en scène une chirurgienne se rendant à bord de l’ISS avec pour mission de sauver la vie d’un cosmonaute.

Dans un contexte de rivalité russo-américaine, cette aventure cinématographique prend aussi des allures de nouvelle course aux exploits dans l’espace, 60 ans après la mise en orbite du premier homme par l’URSS, Iouri Gagarine.

Cette initiative intervient en pleine ruée non-scientifique vers l’espace, avec la multiplication ces derniers mois des vols de loisir, comme ceux des milliardaires britannique Richard Branson et américain Jeff Bezos.

Texte RTS info ats/iar

Le Liban victime d’une coupure de courant depuis samedi

Une fois le soleil couché, le Liban est totalement dans le noir.

Le pays est plongé samedi dans un blackout total après l’arrêt de l’activité de deux importantes centrales électriques faute de carburant.

« Après que la centrale de Deir Ammar a été contrainte d’arrêter sa production d’électricité hier matin en raison de l’épuisement de ses réserves de gazole, la centrale de Zahrani s’est également arrêtée cet après-midi pour la même raison« , a indiqué l’EDL dans un communiqué. 

Une source au ministère de l’Energie a indiqué à l’AFP que des efforts étaient déployés « pour trouver une solution au problème« . Dans son communiqué, l’EDL a indiqué qu’un pétrolier devait arriver samedi soir et être déchargé en début de semaine prochaine.

Ces coupures paralysent la vie de la population et plusieurs secteurs vitaux, tandis que les gérants de générateurs privés rationnent aussi commerces, hôpitaux et foyers, à mesure que le carburant se raréfie.

Vers de nouvelles réformes ?

Englué dans une crise inédite, le pays connaît depuis des mois des rationnements draconiens de courant, et peine à importer du carburant, sur fond d’une dégringolade historique de la monnaie nationale et d’un assèchement des devises étrangères.

Formé en septembre après 13 mois de querelles politiciennes, le nouveau gouvernement s’est engagé à amorcer des réformes dans le secteur de l’électricité et à rétablir progressivement le courant public.

Le Liban négocie avec l’Egypte et la Jordanie l’acheminement de gaz et d’électricité via la Syrie, tandis que le mouvement chiite Hezbollah a annoncé ces dernières semaines plusieurs livraisons de fuel iranien pour pallier les graves pénuries de courant et de carburant.

Un accord a également été conclu entre les autorités et l’Irak pour la distribution de pétrole irakien au Liban en contrepartie de services médicaux.

L’éruption volcanique à La Palma toujours en cours, l’île recouverte de cendres

Le volcan Cumbre Vieja poursuit ses ravages sur l’île espagnole de La Palma.

Dans la commune de Todoque, un clocher, épargné jusqu’à présent, a fini par succomber à la lave brûlante.

Une semaine après le début de l’éruption, un important panache de fumée continue de jaillir du volcan, même si la pression a l’intérieur a baissé au cours des dernières heures, selon l’institut volcanologique des Canaries.

Les retombées de cendres volcaniques ne présentent pas de risques pour la santé publique, indiquent les autorités locales. Les zones à risque ont été évacuées. Aucune victime à ce stade n’est à déplorer.

En revanche, la lave a détruit près de 500 bâtiments et des centaines d’hectares de végétation, notamment des plantations de banane, la principale activité économique de l’île.

L’aéroport de La Palma a rouvert dimanche après 24 heures de fermeture due à une accumulation des cendres. Mais les vols restent suspendus dans l’attente d’une amélioration des conditions.

La Palma, sur l’archipel des Canaries, n’avait pas connu d’éruption volcanique depuis 1971.

Texte Par Euronews avec AFP

Covid-19: Au Danemark, un retour serein à la vie d’avant

Ce vendredi, le Danemark a entièrement tourné la page des restrictions visant à lutter contre la pandémie.

COVID-19 – Plus l’ombre d’un masque ni d’un pass sanitaire, les bureaux ont repris vie et les concerts rassemblent des dizaines de milliers de fans: le Danemark tourne ce vendredi 10 septembre entièrement la page des restrictions visant à lutter contre le Covid-19, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

L’Islande avait levé en juin toutes ses restrictions, mais avait dû en réintroduire quelques semaines plus tard du fait d’une reprise épidémique. Selon les bureaux européens de l’AFP, le Danemark est actuellement le seul pays du continent à être revenu ”à la vie d’avant”.

“Nous sommes définitivement à l’avant-garde au Danemark car nous n’avons plus aucune restriction, nous sommes passés de l’autre côté de la pandémie grâce au déploiement de la vaccination”, a expliqué Ulrik Ørum-Petersen, promoteur chez Live Nation.

Samedi, l’organisateur de spectacles orchestre un concert à guichets fermés de 50.000 personnes, une première en Europe toujours plombée par les restrictions. Le 4 septembre déjà, Live Nation avait organisé un premier festival opportunément baptisé “retour à la vie”, qui avait rassemblé 15.000 personnes à Copenhague.

“Être dans la foule, chanter comme avant, ça m’a presque fait oublier le Covid-19 et tout ce qu’on a vécu ces derniers mois”, a confié Emilie Bendix, une jeune femme de 26 ans, qui s’est rendue au concert.

Introduit en mars comme corollaire de la réouverture, le “coronapas” n’était plus obligatoire que dans les boîtes de nuit depuis le 1er septembre, une exigence levée ce vendredi.

73% des Danois complètement vaccinés

“Notre objectif, c’est la libre circulation (…), ce qui va donc se passer c’est que le virus aussi va circuler et qu’il va trouver ceux qui ne sont pas vaccinés”, a prévenu à l’AFP l’épidémiologiste Lone Simonsen, professeur à l’Université de Roskilde.

“Si le virus n’est plus une menace pour la société, c’est uniquement grâce au vaccin”, a insisté Lone Simonsen.

Le Danemark n’a pas eu de mal à convaincre sa population des bénéfices de la vaccination. Résultat: 73% des 5,8 millions de Danois sont aujourd’hui complètement vaccinés, et 96% des 65 ans et plus.

Avec autour de 500 nouveaux cas quotidiens et un taux de reproduction du virus de 0,7, les autorités danoises estiment l’épidémie sous contrôle, même si ce retour à la vie d’avant doit être couplé au strict respect des mesures d’hygiène et de l’isolement des malades.

 

“Le quotidien redevient en gros le même, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a plus de danger à l’horizon”, a souligné ce vendredi matin le ministre de la Santé Magnus Heunicke.

“Si l’on regarde ces derniers 18 mois, le virus a muté plusieurs fois, donc je ne peux rien garantir (…) Mais avec tant de gens vaccinés, nous sommes dans une bonne position”, a-t-il fait valoir au micro de la télévision TV2.

130 hospitalisations seulement

La seule restriction concerne l’entrée dans le pays nordique: elle reste sujette à la présentation d’un passeport sanitaire et/ou d’un test négatif, et le port du masque est obligatoire dans les aéroports. 

“Ca a été deux années dures, j’ai trois enfants et avec l’école à la maison ça a été beaucoup de journées difficiles, donc c’est vraiment agréable”, témoigne Klaus Sylvester, un des Danois interrogés par l’AFP ce vendredi à Copenhague.

“C’est fantastique parce que le soleil brille, on peut aller voir un match ou un concert au stade, ça libère en fait”, témoigne ce journaliste de 41 ans.

Pour l’OMS Europe, le Danemark s’est distingué par la relation de confiance entre les autorités et la population sur la stratégie déployée.

Même si “chaque pays se doit de rester vigilant si et quand la situation épidémiologique change”, selon Catherine Smallwood, chargée des situations d’urgence. 

Le Danemark compte suivre de près le nombre des hospitalisations -à peine 130 pour le moment- et procéder à un séquençage minutieux des tests, une de ses grandes forces ces derniers mois pour contrôler l’évolution du virus. Une troisième dose est aussi proposée aux plus vulnérables depuis jeudi.

“Bien sûr si quelque chose arrive et que nous aurons besoin de restrictions, je les suivre sans problème à nouveau, mais je suis assez confiant que ce ne sera pas nécessaire, je l’espère en tout cas”, a expliqué Mikael Weiling, un architecte de 39 ans.

Texte by Le HuffPost avec AFP

Belmondo en six grands rôles

Godard, Resnais, Malle, Truffaut, Melville, Deray, Lelouch… En 50 ans de carrière, Jean-Paul Belmondo a tourné pour les plus grands réalisateurs. Voici six de ses rôles les plus marquants:

«À bout de souffle» (1960)

Au côté de Jean Seberg, jeune étudiante américaine à Paris, Jean-Paul Belmondo, en truand amoureux, irradie ce premier long-métrage de Jean-Luc Godard devenu le manifeste de la Nouvelle Vague et un film culte. Ce rôle le propulse parmi les acteurs français en vue.

Des décennies plus tard, le film n’a pas pris une ride et parle encore à toutes les générations par sa modernité. On se souvient de la réplique de Belmondo, face caméra: «Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville, allez vous faire foutre».

 

L’acteur tournera un autre film de Godard resté à la postérité, «Pierrot le fou».

«L’Homme de Rio» (1964)

Deux ans après le succès de «Cartouche», un film de cape et d’épée avec Claudia Cardinale, il tourne à nouveau avec Philippe de Broca. Destination cette fois le Brésil pour un film tourbillonnant, à 200 à l’heure, avec l’étincelante Françoise Dorléac.

On suit avec gourmandise les aventures rocambolesques du soldat de deuxième classe en permission Adrien Dufourquet qui vole au secours de sa fantasque fiancée Agnès jusqu’au cœur de la forêt amazonienne.

«La Sirène du Mississipi» (1969)

Après Françoise Dorléac, sa sœur Catherine Deneuve… François Truffaut réunit les deux acteurs en vue du moment pour une histoire d’amour sous le soleil de La Réunion.

Après avoir passé une annonce matrimoniale, Louis Mahé a fait venir sur l’île Julie, arrivée par paquebot. La belle n’a décidément rien à voir avec celle avec laquelle il a longuement correspondu. Mais qu’importe, Paul est totalement subjugué par la jeune femme qui se révèle aussi mystérieuse que vénéneuse.

Le film ne rencontre pas son public à sa sortie mais devient un classique avec le temps. Avec notamment ce dialogue devenu culte: «Quand je te regarde, c’est une souffrance, tu es si belle» – «Hier, tu disais que c’était une joie» – «Oui, c’est une joie et une souffrance».

«Borsalino» (1970)

Ce film de Jacques Deray réunit pour la première fois à l’écran les deux grandes stars masculines du cinéma français, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon. Très grand succès auprès du public conquis par les aventures de ces deux voyous, Capella et Siffredi, qui veulent devenir les caïds de la pègre marseillaise.

Un succès toutefois entaché par la brouille, à la ville, entre les deux hommes pour une histoire d’affiche qui finira devant la justice et affectera durablement les relations de ces monstres sacrés. On ne reverra Belmondo au côté de Delon au cinéma que 28 ans plus tard dans «Une chance sur deux» de Patrice Leconte.

«L’As des as» (1982)

Dans les années 70 et 80, les grands succès commerciaux et les films à «cascades» se suivent pour Bébel. Du «Cerveau» à «L’As des as», en passant par «Peur sur la ville» et «L’ Animal», il joue alors à quatre reprises dans les films les plus vus de l’année en France, égalant le record de Fernandel et n’étant dépassé que par Louis de Funès. Sous la direction de Gérard Oury, il est Jo Cavalier, ancien pilote de la Première Guerre mondiale qui, 20 ans plus tard, est devenu entraîneur de boxe et doit se rendre en Allemagne nazie pour les Jeux olympiques de 1936. Véritable triomphe au box-office avec plus de 5 millions d’entrées.

«Itinéraire d’un enfant gâté» (1988)

Claude Lelouch offre là à Jean-Paul Belmondo son dernier très grand rôle au cinéma, couronné du César du meilleur acteur. Il est Sam Lion, abandonné par sa mère alors qu’il était encore bébé, recueilli par un forain et devenu un enfant de la balle.

 

Reconverti dans les affaires après une chute au cirque, il gère une entreprise de nettoyage florissante mais décide un beau matin de tout plaquer pour parcourir le monde sous un faux nom. Un an après l’échec du «Solitaire», le film rencontre un grand succès au cinéma, avec plus de 3 millions d’entrées.

Jean-Paul Belmondo en dix répliques cultes

«À bout de souffle», de Jean-Luc Godard (1960)

«Si vous n’aimez pas la mer, si vous n’aimez pas la montagne, si vous n’aimez pas la ville… allez vous faire foutre !»

«Un singe en hiver», d’Henri Verneuil (1962)

«Une paella sans coquillages, c’est comme un gigot sans ail, un escroc sans rosette: quelque chose qui déplaît à Dieu !»

«L’Homme de Rio», de Philippe de Broca (1964)

«Quitter son pays, sa famille, son armée, ses copains, franchir les océans pour voir une donzelle s’agiter dans un bruit de casseroles, ça vous paraît normal ?»

«Cent mille dollars au soleil», d’Henri Verneuil (1964)

«Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent».

«La sirène du Mississipi», de François Truffaut (1969)

Jean-Paul Belmondo: «Quand je te regarde, c’est une souffrance» – Catherine Deneuve: «Pourtant hier, tu disais que c’était une joie» – Jean-Paul Belmondo: «C’est une joie et une souffrance».

«Borsalino», de Jacques Deray (1970)

Alain Delon: «François, pourquoi tu t’en vas ?» – Jean-Paul Belmondo: «Parce qu’on est deux ».

«Docteur Popaul», de Claude Chabrol (1972)

«J’en ai assez d’être aimé pour moi-même, j’aimerais être aimé pour mon argent».

«Flic ou voyou», de Georges Lautner (1979)

«Je sais bien que t’as pas buté l’autre imbécile ! Mais t’en as fait flinguer d’autres ! Si on rajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même ! Les vingt ans que tu vas prendre, c’est un peu la médaille du travail qu’on va te remettre.»

«Le Gignolo», de Georges Lautner (1980)

«Vous savez quelle différence il y a entre un con et un voleur ? Un voleur, de temps en temps, ça se repose».

«Itinéraire d’un enfant gâté», de Claude Lelouch (1988)

«Le meilleur moyen de faire croire que tu connais tout, c’est de ne jamais avoir l’air étonné. Parce que toi, tu as souvent l’air étonné, c’est un défaut (…) C’est étonnant mais ça doit pas t’étonner».

Texte by Le Matin avec AFP

Football : le mercato du « Big Five »

Que ce soit en Angleterre, en Italie, en Allemagne, en Espagne ou en France, le mercato qui s’est achevé mardi soir a été plein de surprises. Mais le marché reste fortement ralenti par la pandémie de Covid-19, qui a contraint de nombreux grands clubs à se serrer une nouvelle fois la ceinture.

Ce mercato d’été restera dans les mémoires. D’abord à cause de l’arrivée en grande pompe de Lionel Messi au Paris Saint-Germain. Mais aussi en raison du retour de Cristiano Ronaldo à Manchester United.

Mais les mouvements des deux joueurs les plus titrés au Ballon d’Or – six pour l’Argentin et cinq pour le Portugais – cachent cependant une autre réalité : la crise sanitaire a mis à mal les finances des clubs européens, qui ont pour la plupart dû limiter les dépenses. Retrouvez les chiffres marquants de ce mercato d’été.

Des dépenses encore en recul

Excepté la Bundesliga, les grands championnats européens ont moins dépensé lors du mercato d’été 2021 par rapport à l’année dernière, déjà marquée par un fort recul causé par la pandémie de Covid-19. Des cinq grands championnats européens, c’est la Série A italienne et la Liga espagnole qui ont accusé les plus fortes baisses (respectivement -25 % et -27 %).

La Premier League toujours aussi dynamique

La Premier League est bien le championnat le plus puissant d’Europe : malgré un contexte économique difficile, les clubs anglais ont déboursé cet été plus de 1,5 milliard d’euros en transferts. C’est près de trois fois plus que l’ensemble des clubs de Ligue 1.

Signe de cette attractivité anglaise : les transferts de Jack Grealish à Manchester City (117,5 millions d’euros), de Romelu Lukaku à Chelsea (115 millions) et de Jadon Sancho à Manchester United (85 millions) ont été les trois plus gros mouvements du mercato au niveau européen.

La Série A : un regain d’attractivité après l’Euro ?

Après la victoire de la « Squadra Azzura » à l’Euro , la Série A italienne devrait bénéficier d’un regain de popularité pour la saison 2021-2022. Le championnat italien a perdu Cristiano Ronaldo, Gianluigi Donnarumma et Romelu Lukaku, mais il a su conserver un grand nombre de joueurs de l’équipe nationale championne d’Europe.

Au total, les clubs italiens ont dépensé 552 millions d’euros en transferts. C’est nettement moins que l’année passée (732 millions).

Maintien pour la Bundesliga allemande

Les clubs allemands sont les seuls à avoir plus dépensé en 2021 qu’en 2020 (+42 %). Pourtant, selon KPMG, le championnat allemand est celui qui a le plus pâti de la fermeture des stades en raison du Covid, avec 157 millions d’euros de pertes pour les 18 clubs de l’élite allemande. A titre de comparaison, la Ligue 1 a perdu 48 millions d’euros de recettes de billetterie.

Vice-champion d’Allemagne la saison passée, le RB Leipzig confirme sa montée en puissance avec 107,8 millions dépensés cet été sur le mercato, soit plus de trois fois plus que l’an dernier. Le Bayern de Munich a, lui, lâché 57,5 millions, contre un peu plus de 62 millions l’année précédente. Au total, les clubs allemands ont dépensé 416 millions d’euros en transferts.

La Ligue 1 tirée par le PSG

Comme chaque année depuis l’été 2011-2012, c’est le Paris Saint-Germain qui culmine en tête des dépenses du mercato français. Cet été, le club a déboursé plus de 80 millions d’euros, dont près de 60 millions pour s’offrir les services de l’international marocain Achraf Hakimi.

Autre moment fort du mercato français : l’arrivée en grande pompe de Lionel Messi à Paris . Un transfert qui n’a rien coûté au Paris Saint-Germain puisque « la Pulga » était en fin de contrat avec le FC Barcelone. Enfin, le feuilleton du départ possible de Kylian Mbappé pour le Real s’est soldé par un non-événement. Pour le moment.

Derrière l’ogre parisien, le Stade Rennais a été le club français le plus dépensier, avec près de 80 millions d’euros déboursés pour sept joueurs, dont l’attaquant de Montpellier, Gaëtan Laborde. A la recherche de renfort dans les derniers jours du marché des transferts estival, l’Olympique Lyonnais achève quasi bredouille cette fenêtre de transferts.

Cure d’austérité pour la Liga espagnole

Au total, les clubs de l’élite espagnole ont dépensé 293 millions d’euros lors de ce mercato d’été, contre près de 400 millions l’année passée (-27 %). Une situation due à la cure d’austérité imposée aux clubs au-delà des Pyrénées, avec notamment la mise en place d’un plafonnement des salaires. En première position, l’Atlético Madrid a dépensé 65 millions d’euros mais n’a encore rien déboursé pour faire revenir Antoine Griezmann. Le champion du monde français, qui avait quitté le club pour Barcelone il y a deux ans, est revenu en prêt après deux saisons noires en Catalogne. 1

Le Real Madrid n’a réalisé qu’une seule transaction pour s’offrir le milieu de terrain français Eduardo Camavinga lors de l’ultime journée du mercato pour 31 millions d’euros (hors bonus). Le défenseur autrichien David Alaba est quant à lui arrivé libre. Confronté à de graves difficultés financières et fortement pénalisé par le plafonnement des salaires, qui l’ont contraint à laisser partir Lionel Messi, le FC Barcelone n’a dépensé que 15 millions d’euros.

texte par PERRUCHE Clément lesechos.fr